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04 Mai 2010
DEPECHES CATHOBEL - INTERNATIONAL
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La datation au carbone 14 du Suaire, obtenue en 1988, pourrait être remise en cause. Des interrogations sur la technique, le prélèvement et les résultats d'analyse surgissent; d'autres failles dans la rigueur scientifique de l'examen ont également été remarquées. C'est le bilan que dresse le site officiel du Saint-Suaire.
L'examen au carbone 14 effectué par trois laboratoires de Tucson, d'Oxford et de Zurich, a avancé une date entre 1260 et 1390. Or, on constate le manque de prise en considération de paramètres qui pipent les résultats. Il y aurait eu contaminations. Un rayonnement interférant avec la myrrhe et l'aloès, versés sur le corps du crucifié, peut avoir altéré la teneur en carbone 14. Un chercheur français Jean-Baptiste Rinaudon, expert en médecine nucléaire à Montpellier, a fait remarquer lui aussi que lors de la formation de l'image sur le tissu des réactions atomiques auraient pu provoquer l'enrichissement du tissu en carbone 14.
D'autres types de composantes, historique et environnementale, relevées sur le Suaire, auraient dû être pris en considération. Par exemple, l'eau utilisée en 1532 pour éteindre l'incendie de la chapelle du château de Chambéry où le suaire était conservé. Ou encore le reliquaire en argent qui le conservait et qui a dû provoquer des réactions chimiques sous l'effet du feu. Des micro-organismes, champignons et bactéries, auraient pu rajeunir le tissu.
Des incohérences se manifestent aussi dans la méthode de prélèvement et dans les résultats. Le site officiel du Suaire signale une méthode qui suscitent des interrogations légitimes. Par exemple, le prélèvement de l'échantillon a été fait sur un site unique (donc non représentatif de l'ensemble) reconnu parmi les plus pollués. De plus, le test ne s'est pas fait "en aveugle", c'est-à-dire en datant, en même temps que l'échantillon du Suaire, deux autres échantillons préalablement introduits dans des conteneurs anonymes, de manière à empêcher que l'on identifie lequel des trois était l'échantillon du Suaire.
Bref, selon les experts, les résultats de la datation du Suaire au carbone 14 ne peuvent pas être considérés comme concluants, vu les nombreuses erreurs, incohérences et failles qui se sont produites durant les opérations. Il faudrait donc refaire d'autres examens.
Ctb/Zénit/SB