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08 Juillet 2009
DEPECHES CATHOBEL - VATICAN
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(c) photo TS
Le 7 juillet, l'Encyclique de Benoît XVI, Caritas in Veritate a été présentée près la Salle-de-Presse du Saint-Siège par le Cardinal Renato Raffaele Martino, Président du Conseil pontifical Iustitia et Pax, et par le Cardinal Paul Josef Cordes, Président du Conseil pontifical Cor Unum, assistés de Mgr.Giampaolo Crepaldi, Secrétaire de Iustitia et Pax, et de M.Stefano Zamagni, Professeur d'économie politique à l'Université de Bologne (Italie).
Voici quelques passages saillants de Caritas in Veritate consacrée au développement humain intégral (introduction, six chapitres et conclusion). Dans l'introduction, Benoît XVI rappelle que la charité est la voie royale de la doctrine sociale de l'Eglise, même si elle risque d'être mal comprise et non incluse dans le bagage éthique. Or, "un christianisme de charité sans vérité risque de n'être qu'un catalogue de bons sentiments, utiles pour la vie sociale mais marginaux... Le développement a besoin de la vérité" et le Pape retient deux critères d'action morale provenant du concept de charité dans la vérité. La justice et le bien commun. Tout chrétien est appelé à la charité y compris dans son rôle social".
Le premier chapitre reprend le message de l'Encyclique Populorum Progressio et réaffirme l'importance fondamentale de l'Evangile pour une société de liberté et de justice. "La foi traite du développement sans s'appuyer sur des privilèges ou un pouvoir...mais sur le Christ seulement... Les causes du sous-développement ne sont pas que matérielles". Elles découlent aussi d'un manque de fraternité entre les personnes et les peuples. Le développement est le thème développé par le second chapitre. "La recherche du seul profit comme but épuise la richesse et crée la pauvreté". Ainsi une finance largement spéculative est-elle une des causes du mauvais développement. Les flux migratoires, "souvent provoqués puis mal gérés, ainsi que l'exploités sans règle des ressources de la terre aggravent le phénomène. Face à ces problèmes entremêlés, le Pape propose une nouvelle vision humaniste et l'élaboration d'un plan de développement nouveau, car la croissance de la richesse mondiale en termes purement absolus ne fait qu'accroître les inégalités, que créer de nouvelles pauvretés".
Le troisième chapitre est réservé au thème fraternité, développement économique et société civile. Il s'ouvre par l'éloge du don, souvent mal perçu "à cause d'une vision de la vie comme spécifiquement productive et utilitaire.
Le développement des peuples, les droits et les devoirs face à l'environnement constituent les arguments du quatrième chapitre. Les gouvernements et les instances internationales ne peuvent négliger l'objectivité et l'intangibilité des droits, d'autant plus importantes qu'elles sont liées à la croissance démographique. Et puis la sexualité ne devant pas se "réduire à l'hédonisme et à la distraction", les états sont "appelés à appliquer des politiques mettant la famille au centre" de l'attention sociale. Plus généralement, l'économie a besoin d'éthique pour bien fonctionner, "mais d'une éthique respectant la personne...dont la centralité doit être la référence de toute action de développement, notamment en matière de coopération internationale... Les organismes internationaux ont le devoir de s'interroger sur l'efficacité de structures spécialisées, souvent trop coûteuses". Puis le Pape évoque la question énergétique. L'accaparement des richesses naturelles par certains états ou groupes de pouvoir constituent "une grave entrave au développement des pays pauvres... Les sociétés avancées peuvent et doivent diminuer leurs besoins en énergies...et accroître la recherche des énergies renouvelables".
L'ultime chapitre de l'Encyclique traite du développement des peuples face à la technologie, et met en garde contre la tentation prométhéenne pour laquelle "il serait possible de refonder l'humanité grâce aux prodiges technologiques", alors que la technologie ne dispose pas de la liberté absolue... Le combat culturel entre absolutisme technologique et responsabilité morale de l'homme a pour champ d'action premier la bioéthique.
Ctb/vis