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ARTICLE du 06/05/2012 09:51:01 5e dimanche de Pâques
Offices
Samedi 5 mai : La Buissière, 17h (premières communions et professions de foi).
Solre-sur-Sambre, 17h30 (pour les paroissiens).
Erquelinnes (Ste Th,.) 18h30 (pour les défunts récents et M. et Mme Brogniet-Baivy & M. et Mme Leleu-Allegaert ).
Dimanche 6 mai :Montignies-St-Christophe, 8h15.
Bersillies-l’Abbaye, 10h (premières communions et professions de foi).
Grand-Reng, 10h (pour la Fie Grégoire-Romain).
Merbes-Ste-Marie, 11h15 (pour André Bughin).
Lundi 7: Solre-sur-Sambre, 17h (pour Fernand Polain et Julia Triffet.
Mardi 8 mai : Grand-Reng, 18h (pour Marie-Christelle De Nève).
Mercredi 9 : Erquelinnes (Ste Th.) 18h, (en remerciement au Seigneur).
Merbes-le-Château, 18h.
Jeudi 10 : Hantes-Wihéries, 9h (à St Benoît).
Vendredi 11 : Merbes-Ste-Marie 18h.
Liturgie de la Parole
1ère lecture : Paul se joint aux Apôtres témoins du Christ (Ac 9, 26-31)
Lecture du livre des Actes des Apôtres
Après sa conversion, Paul vint à Jérusalem. Il cherchait à entrer dans le groupe des disciples, mais tous avaient peur de lui, car ils ne pouvaient pas croire que lui aussi était un disciple du Christ. Alors Barnabé le prit avec lui et le présenta aux Apôtres ; il leur raconta ce qui s'était passé : sur la route, Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé ; à Damas, il avait prêché avec assurance au nom de Jésus. Dès lors, Saul allait et venait dans Jérusalem avec les Apôtres, prêchant avec assurance au nom du Seigneur. Il parlait aux Juifs de langue grecque, et discutait avec eux. Mais ceux-ci cherchaient à le supprimer. Les frères l'apprirent ; alors ils l'accompagnèrent jusqu'à Césarée, et le firent partir pour Tarse.
L'Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie. Dans la crainte du Seigneur, elle se construisait et elle avançait ; elle se multipliait avec l'assistance de l'Esprit Saint.
Psaume : 21, 26-27ab, 28-29, 31-32
R/ À toi, Dieu, notre louange, au milieu de l'Église
Tu seras ma louange dans la grande assemblée ;
devant ceux qui te craignent, je tiendrai mes promesses.
Les pauvres mangeront : ils seront rassasiés ;
ils loueront le Seigneur, ceux qui le cherchent.
La terre entière se souviendra et reviendra vers le Seigneur,
chaque famille de nations se prosternera devant lui :
« Oui, au Seigneur la royauté,
le pouvoir sur les nations ! »
Et moi, je vis pour lui : ma descendance le servira ;
on annoncera le Seigneur aux générations à venir.
On proclamera sa justice au peuple qui va naître :
« Voilà son œuvre ! »
2ème lecture : Aimer en vérité (1Jn 3, 18-24)
Lecture de la première lettre de saint Jean
Mes enfants, nous devons aimer, non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité. En agissant ainsi, nous reconnaîtrons que nous appartenons à la vérité, et devant Dieu nous aurons le cœur en paix ; notre cœur aurait beau nous accuser, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses.
Mes bien-aimés, si notre cœur ne nous accuse pas, nous nous tenons avec assurance devant Dieu. Tout ce que nous demandons à Dieu, il nous l'accorde, parce que nous sommes fidèles à ses commandements, et que nous faisons ce qui lui plaît.
Or, voici son commandement : avoir foi en son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l'a commandé. Et celui qui est fidèle à ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et nous reconnaissons qu'il demeure en nous, puisqu'il nous a donné son Esprit.
Evangile : La vigne et les sarments (Jn 15, 1-8)
Acclamation :Alléluia. Alléluia. Heureux qui demeure vivant dans le Seigneur : il est comme un arbre planté près d'un ruisseau, qui donne du fruit en son temps. Alléluia. (cf. Ps 1, 3)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage.
Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite : Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez. Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples. »
L’évangile de dimanche dernier nous parlait du bon Berger. Aujourd’hui, le Christ utilise l’image de la vigne. Dans le texte de ce jour, il ne s’agit pas d’un vignoble mais d’un seul plant. Dans les pays orientaux, certains ceps pouvaient être gros comme des arbres, si bien qu’on pouvait aller se reposer dessous. C’est cette image que Jésus utilise pour nous parler de lui et de nous. Il y a dans cet évangile un message de la plus haute importance qui nous concerne tous.
La véritable vigne c’est Jésus. Son Père est le vigneron. Les disciples sont des sarments. Ces derniers ne pourront porter du fruit que s’ils demeurent rattachés au cep. C’est pour nous que Jésus ajoute : « Ce qui glorifie mon Père c’est que vous portiez du fruit en abondance. » Ces fruits que Dieu attend de nous c’est d’abord notre amour de tous les jours pour tous ceux et celles qui nous entourent. C’est une attention toute particulière aux petits, aux pauvres, aux exclus qui sont de plus en plus nombreux en cette période de crise. Nous ne devons jamais oublier qu’ils ont la première place dans le cœur de Dieu. Si nous les rejetons, nous nous coupons de Jésus lui-même.
Nous chrétiens, nous sommes associés au Christ par la foi et par le baptême. Nous sommes envoyés par lui pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres, pour être les témoins et les messagers de son amour auprès de tous ceux qui nous entourent. Cette mission ne pourra porter du fruit que si nous sommes reliés au Christ comme le sarment est relié au cep. « Demeurez en moi comme moi je demeure en vous », nous dit Jésus. Demeurer cela signifie habiter quelque part et y rester. Nous chrétiens, nous sommes des hommes et des femmes demeurent dans le Christ et qui l’accueillent dans leur vie. En étant reliés à lui comme le sarment au cep de vigne, nous recevons la sève qui nous fait vivre, celle de son amour. Cet amour, nous le recevons de Dieu pour le transmettre aux autres tout au long de la semaine.
L’évangile nous dit que pour produire du fruit, la vigne a besoin d’être taillée. A la bonne saison, le vigneron sacrifie un certain nombre de pousses latérales pour améliorer la récolte. Il accepte de perdre pour gagner. Ces images empruntées à l’art du vigneron nous rappellent plusieurs paroles de Jésus que nous retrouvons tout au long des évangiles.
En effet, de nombreux textes nous parlent de renoncement, de rupture. Quand Jésus appelle des disciples, ces derniers doivent tout laisser derrière eux. Au jeune homme riche qui lui demande ce qu’il doit faire pour avoir en héritage la Vie éternelle, Jésus répond : « Va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ; puis viens et suis-moi. » (Marc 10) Un autre jour, il recommande à ses disciples de prendre la dernière place pour être premiers. A plusieurs reprises, il les met en garde contre le danger des richesses. Nous convertir à Jésus Christ c’est nous libérer de toutes ces chaînes qui nous empêchent d’aller à lui. L’évangile est une rude école d’émondage, il nous invite à pratiquer des coupes sombres dans nos vies, à nous libérer de notre orgueil et de notre égoïsme, à nous désencombrer du superflu qui nous paralyse.
Si nous acceptons tous ces renoncements, c’est en vue d’un bien supérieur. Ce qui est premier dans l’image de la vigne c’est que la sève puisse circuler. C’est elle qui alimente les sarments porteurs de raisins. Elle irrigue tout l’organisme de la vigne. Les sarments coupés n’ont plus de sève. Ils dépérissent et on les brûle. Pour l’évangile, la sève c’est le lien vital qui relie les disciples au Maître. C’est cela qui nous permet de demeurer en Jésus et de porter du fruit. Ceux qui se coupent de lui vont à la dérive. Ceux qui restent reliés à lui bénéficient du ressourcement permanent assuré par la sève. Nous porterons du fruit en écoutant Dieu, en ayant foi en Jésus, en observant les commandements, en étant serviteurs, en priant, en accueillant l’Esprit Saint.
Pour cette mission, nous ne sommes pas seuls ; nous sommes enracinés dans une communauté qui s’appelle l’Église. Rappelons-nous ce qui s’est passé pour l’apôtre Paul : Il a été un grand prédicateur de l’évangile. Mais tout cela n’a été possible que parce qu’il était en communion avec le groupe des apôtres et envoyé par eux. C’est parce qu’il était en communion avec le Christ et avec la communauté des chrétiens que sa mission a pu porter du fruit. Ce qui fait la valeur d’une vie, ce n’est pas les belles paroles mais l’amour mutuel, les gestes de partage, d’accueil et de solidarité.
Chaque dimanche, nous nous rassemblons en Eglise pour nous nourrir de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie. Le Christ est là présent : Il rejoint les communautés réunies en son nom. La prière que nous lui adressons nous invite à nous tenir debout devant lui. C’est auprès de lui que nous puisons la force de prendre part à la lutte contre le mal et le malheur des hommes. Dieu accueille notre prière et il nous envoie l’Esprit Saint en vue de cette mission. Demandons-lui qu’il nous garde reliés à lui pour que notre mission porte les fruits qu’il attend de nous.
Jean Compazieu, prêtre de l'Aveyron ( 06/05/2012)
ARTICLE du 28/04/2012 17:21:56 4ème dimanche de Pâques
Liturgie de la Parole
1ère lecture : En dehors du Christ, il n'y a pas de salut (Ac 4, 8-12)
Lecture du livre des Actes des Apôtres
Convoqué devant le grand conseil d’Israël, Pierre, rempli de l'Esprit Saint, leur déclara : « Chefs du peuple et anciens, nous sommes interrogés aujourd'hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l'on nous demande comment cet homme a été sauvé. Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d'lsraël : c'est grâce au nom de Jésus le Nazaréen, crucifié par vous, ressuscité par Dieu, c'est grâce à lui que cet homme se trouve là devant vous, guéri. Ce Jésus, il est la pierre que vous aviez rejetée, vous les bâtisseurs, et il est devenu la pierre d'angle. En dehors de lui, il n'y a pas de salut. Et son Nom, donné aux hommes, est le seul qui puisse nous sauver. »
Psaume : 117, 1.4, 8-9, 22-23, 28-29
R/ Sur la pierre méprisée par les maçons, Dieu a fondé son oeuvre
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Qu'ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :
Éternel est son amour !
Mieux vaut s'appuyer sur le Seigneur
que de compter sur les hommes ;
mieux vaut s'appuyer sur le Seigneur
que de compter sur les puissants !
La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d'angle :
c'est là l'œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.
Tu es mon Dieu, je te rends grâce,
mon Dieu, je t'exalte !
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
2ème lecture : Dans son amour, Dieu fait de nous ses enfants (1Jn 3, 1-2)
Lecture de la première lettre de saint Jean
Mes bien-aimés,
voyez comme il est grand, l'amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu — et nous le sommes. Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître : puisqu'il n'a pas découvert Dieu.
Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement. Nous le savons : lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu'il est.
Evangile : Le Bon Pasteur se donne pour son troupeau (Jn 10, 11-18)
Acclamation :Alléluia. Alléluia. Jésus, le bon Pasteur, connaît ses brebis et ses brebis le connaissent : pour elles il a donné sa vie. Alléluia. (cf. Jn 10, 14-15)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Jésus disait aux Juifs : « Je suis le bon pasteur, le vrai berger. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis.
Le berger mercenaire, lui, n'est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas : s'il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s'enfuit ; le loup s'en empare et les disperse.
Ce berger n'est qu'un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.
J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur.
Le Père m'aime parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite.
Personne n'a pu me l'enlever : je la donne de moi-même. J'ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre : voilà le commandement que j'ai reçu de mon Père. »
Cette image du bon berger, nous la connaissons bien. Il est celui qui veille sur son troupeau. Ses conditions de vie et de travail peuvent être difficiles. Quand on est sur les pentes des alpages et des estives, il faut surveiller, il faut rechercher les brebis égarées, soigner celles qui sont blessées. C'est un métier difficile, surtout quand la météo est défavorable. Jésus avait bien observé tout cela dans son pays de Palestine. Il nous conforte dans l'idée que le métier de berger n'est pas de tout repos.
"Je suis le bon Pasteur" nous dit le Christ. Quand nous lisons les évangiles, nous voyons que sa vie est un combat de tous les jours. Il doit faire face aux faux prophètes, aux pharisiens, aux docteurs de la loi. Et puis, il y a les disciples qui ont du mal à comprendre, les malades qu'il faut guérir, les possédés qui le poussent dans ses retranchements. Au moment de la Passion, ce sera l'abandon du Père au Jardin des Oliviers, le reniement de Pierre, le baiser de Judas. Tout au long de son ministère, il a dû affronter l'incrédulité, la mauvaise foi et les attaques de toutes sortes.
En ce dimanche, nous chantons : "Jésus berger de toute humanité…" Nous ne devons pas en rester aux belles paroles. Nous ne pouvons pas oublier que ce bon berger, c'est celui qui donne sa vie pour ses amis. Il court après les brebis pour les rassembler en un seul troupeau (tout en respectant la liberté des uns et des autres). Il les connaît toutes personnellement. Pour lui, connaître quelqu'un ce n'est pas dire "je vois qui c'est" ; Jésus nous connaît avec le cœur. Chacun de nous est important pour lui. Nous ne sommes pas des pions interchangeables. Pour Dieu, nous sommes uniques. C'est pour nous un appel à une fidélité totale.
Le bon berger n'hésite pas à quitter la bergerie pour aller à la rencontre des brebis perdues. Il part de nuit comme de jour pour les retrouver. Jésus expose sa vie pour protéger ses brebis. Il va jusqu'au bout en se donnant totalement à ceux qui viennent l'arrêter. Il donne sa vie pour le salut du monde. Lui-même a dit : "Ma vie, nul ne la prend, mais c'est moi qui la donne."
Cet évangile nous renvoie à notre vie. Nous chantons et nous proclamons Jésus "berger de toute humanité". Mais il ne faut pas en rester à des belles paroles. L'important c'est d'accueillir vraiment le Christ et de lui donner la première place dans toute notre vie. C'est précisément ce que nous faisons chaque dimanche en venant à l'Eucharistie. Nous accueillons l'amour qui est en lui pour qu'il nous transforme. Lui-même nous dit ailleurs qu'il est le Chemin, la Vérité et la Vie. C'est par lui que nous devons passer pour aller au Père. Alors aujourd'hui, cela vaut la peine de se poser la question : Jésus est-il vraiment notre chemin, notre Vérité et notre Vie ? Quelle place lui donnons-nous tout au long de nos journées ?
En lisant cet évangile, nous devons faire un pas de plus. Jésus notre berger nous confie les uns aux autres. L'Eglise est le prolongement du Christ sur la terre. Comme lui, nous sommes amenés à quitter nos bergeries pour aller à la rencontre des autres. Etre disciple du Christ c'est une grande aventure ; ce n'est pas de tout repos. La tentation est grande de refermer sa porte et de rester bien au chaud à l'intérieur. Mais nous ne pouvons pas nous enfermer dans la nostalgie du passé. La bonne nouvelle de l'Evangile doit être annoncée aux pauvres et aux exclus dans le monde entier. Il importe que celle-ci se réalise en actes. Si nous rejetons telle ou telle personne parce qu'elle ne pense pas comme nous, c'est le Christ que nous rejetons.
Pour mieux comprendre ce que le Christ attend de nous, il nous faut inlassablement revenir à l'Evangile. Au jour de la Pentecôte, les apôtres étaient enfermés dans le Cénacle. L'Esprit Saint les a poussés au dehors pour proclamer à tous les merveilles de Dieu. Ils se sont retrouvés face à ceux-là même qui avaient mis le Christ en croix. Nous aussi, nous sommes tous envoyés pour participer à l'œuvre de salut du Christ ressuscité. Notre mission de baptisés c'est d'apporter notre pierre à la construction de l'Eglise du Christ. Il est lui-même la pierre angulaire. C'est autour de lui que se réalise l'unité de son Corps.
Depuis la Pentecôte, les apôtres sont devenus des témoins de cette bonne nouvelle. Après la résurrection de Jésus, Pierre a connu une transformation très forte. Lui qui avait peur au moment de la Passion fait preuve d'une force merveilleuse. Il n'hésite pas à proclamer devant tous ses adversaires qu'en dehors de Jésus, il n'y a pas de salut. Ce n'est que grâce à lui que nous pouvons obtenir la vie nouvelle qui fait de nous des enfants de Dieu. C'est de cela que nous avons à témoigner tout au long de nos journées. Nous sommes tous engagés pour le royaume de Dieu. Les évêques, les prêtres, les diacres, les laïcs sont tous donnés à l’Eglise et au monde comme le Christ notre berger. Nous ne sommes pas à notre compte mais à celui de Jésus qui nous appelle et nous envoie pour être les témoins de la Bonne Nouvelle de l’Evangile.
En ce jour, nous te prions Seigneur : Fais-nous reconnaître ta voix parmi les bruits du monde. Ta Parole nous révèle le chemin qui mène à toi. Donne-nous de l'accueillir et de la garder pour qu'elle transforme notre vie et celle de nos frères. Amen.
ARTICLE du 28/04/2012 17:04:27 Saint Marc
Saint Marc
Évangéliste, évêque d'Alexandrie
(+ c. 75)
Saint Marc était probablement de la race d'Aaron ; il était né en Galilée. Il semble avoir fait partie du groupe des soixante-douze disciples du Sauveur ; mais il nous apparaît surtout dans l'histoire comme le compagnon fidèle de l'apostolat de saint Pierre.
C'est sous l'inspiration du chef des Apôtres et à la demande des chrétiens de Rome qu'il écrivit l'Évangile qui porte son nom. Marc cependant ne suivit pas saint Pierre jusqu'à son glorieux martyre ; mais il reçut de lui la mission spéciale d'évangéliser Alexandrie, l'Égypte et d'autres provinces africaines.
Le disciple ne faillit pas à sa tâche et porta aussi loin qu'il put, dans ces contrées, le flambeau de l'Évangile. Alexandrie en particulier devint un foyer si lumineux, la perfection chrétienne y arriva à un si haut point, que cette Église, comme celle de Jérusalem, ne formait qu'un cœur et qu'une âme dans le service de Jésus-Christ. La rage du démon ne pouvait manquer d'éclater.
Les païens endurcis résolurent la mort du saint évangéliste et cherchèrent tous les moyens de s'emparer de lui. Marc, pour assurer l'affermissement de son œuvre, forma un clergé sûr et vraiment apostolique, puis échappa aux pièges de ses ennemis en allant porter ailleurs la Croix de Jésus-Christ. Quelques années plus tard, il eut la consolation de retrouver l'Église d'Alexandrie de plus en plus florissante.
La nouvelle extension que prit la foi par sa présence, les conversions nombreuses provoquées par ses miracles, renouvelèrent la rage des païens. Il fut saisi et traîné, une corde au cou, dans un lieu plein de rochers et de précipices. Après ce long et douloureux supplice, on le jeta en prison, où il fut consolé, la nuit suivante, par l'apparition d'un ange qui le fortifia pour le combat décisif, et par l'apparition du Sauveur lui-même.
Le lendemain matin, Marc fut donc tiré de prison ; on lui mit une seconde fois la corde au cou, on le renversa et on le traîna en poussant des hurlements furieux. La victime, pendant cette épreuve douloureuse, remerciait Dieu et implorait sa miséricorde. Enfin broyé par les rochers où se heurtaient ses membres sanglants, il expira en disant : "Seigneur, je remets mon âme entre vos mains."
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
1ère lecture : Marc, disciple de Pierre ( 5, 5b-14 )
Lecture de la première lettre de saint Pierre Apôtre
Frères,
comme on met un vêtement de travail, revêtez l'humilité dans vos rapports les uns avec les autres. En effet Dieu s'oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce. Tenez-vous donc humblement sous la main puissante de Dieu, pour qu'il vous élève quand le jugement viendra.Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, puisqu'il s'occupe de vous.Soyez sobres, soyez vigilants : votre adversaire, le démon, comme un lion qui rugit, va et vient, à la recherche de sa proie.Résistez-lui avec la force de la foi, car vous savez que tous vos frères, de par le monde, sont en butte aux mêmes souffrances.Dieu, qui donne toute grâce, lui qui vous a appelés dans le Christ à sa gloire éternelle, vous rétablira, après que vous aurez souffert un peu de temps ; il vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables.À lui la puissance pour tous les siècles. Amen.
Je vous écris ces quelques mots par Silvain, que je considère comme un frère digne de confiance, pour vous encourager, et pour attester que c'est vraiment la grâce de Dieu qui est avec vous ; restez-y fidèles.
La communauté qui est à Babylone, élue de Dieu comme vous, vous salue, ainsi que Marc, mon fils.Exprimez votre amour mutuel en échangeant le baiser de paix. Paix à vous tous, qui êtes dans le Christ.
Psaume : ( 88, 2-3, 6-7, 16-17 )
R/ Sans fin, Seigneur, nous chanterons ton amour !
L'amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
ta fidélité, je l'annonce d'âge en âge. Je le dis : C'est un amour bâti pour toujours ;
ta fidélité est plus stable que les cieux.
Que les cieux rendent grâce pour ta merveille, Seigneur,
et l'assemblée des saints, pour ta fidélité. Qui donc, là-haut, est comparable au Seigneur ?
Qui d'entre les dieux est semblable au Seigneur ?
Heureux le peuple qui connaît l'ovation !
Seigneur, il marche à la lumière de ta face ; tout le jour, à ton nom il danse de joie,
fier de ton juste pouvoir.
Evangile : L'annonce de l'Évangile ( Mc 16, 15-20 )
Acclamation :Alléluia. Alléluia. Au souffle de l'Esprit, les Apôtres proclamèrent en toutes langues les merveilles de Dieu. Alléluia. (cf. Ac 2,11)
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création.Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné.Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais ; ils parleront un langage nouveau ;ils prendront des serpents dans leurs mains, et, s'ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s'en trouveront bien. »
Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s'assit à la droite de Dieu.Quant à eux, ils s'en allèrent proclamer partout la Bonne Nouvelle. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l'accompagnaient.
Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), théologien, fondateur de l'Oratoire en Angleterre
Sermon « Religious Cowardice » ; PPS, vol. 2, n°16
« Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création »
« Redonnez de la vigueur aux mains défaillantes et aux genoux chancelants » (Hb 12,12; Is 35,3)... Pris par Barnabé et Paul lors de leur premier voyage apostolique, saint Marc les a abandonnés assez rapidement pour rentrer à Jérusalem (Ac 15,38). Or, dans la suite, il a été l'assistant de saint Pierre à Rome (1P 5,13). C'est là qu'il a composé son évangile, principalement d'après ce que cet apôtre lui avait raconté. Enfin, il a été envoyé par Pierre à Alexandrie en Égypte, où il a fondé une Église, l'une des plus strictes et des plus puissantes de ces temps des débuts... Celui donc qui a abandonné la cause de l'Évangile face aux premiers dangers s'est montré par la suite...un serviteur très résolu et fidèle de Dieu..., et l'instrument de ce changement paraît être saint Pierre, qui a su admirablement rétablir ce disciple timide et lâche.
Une leçon nous est donnée à travers cette histoire : par la grâce de Dieu, le plus faible peut devenir fort. Donc, il ne faut pas mettre notre confiance en nous-mêmes, ni jamais mépriser un frère qui fait preuve de faiblesse, ni jamais désespérer à son sujet, mais porter son fardeau (Ga 6,2) et l'aider à aller de l'avant... L'histoire de Moïse nous montre l'exemple d'un tempérament fier et impétueux que l'Esprit a dompté au point d'en faire un homme de douceur exceptionnelle... : « l'homme le plus humble que la terre ait porté » (Nb 12,3)... L'histoire de Marc démontre un cas de changement encore plus rare : le passage de la timidité à la hardiesse... Admirons donc chez saint Marc une transformation plus étonnante que celle de Moïse : « Grâce à la foi, de faible qu'il était, il a été rendu vigoureux » (cf He 11,34).
ARTICLE du 28/04/2012 16:44:15 3ème dimanche de Pâques
Liturgie de la Parole
1ère lecture : Dieu a donné sa gloire à son serviteur Jésus (Ac 3, 13-15.17-19)
Lecture du livre des Actes des Apôtres
Devant tout le peuple, Pierre prit la parole :
« Hommes d'Israël, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a donné sa gloire à son serviteur Jésus, alors que vous, vous l'aviez livré ; devant Pilate, qui était d'avis de le relâcher, vous l'aviez rejeté.
Lui, le saint et le juste, vous l'avez rejeté, et vous avez demandé qu'on vous accorde la grâce d'un meurtrier.
Lui, le Chef des vivants, vous l'avez tué ; mais Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, nous en sommes témoins.
D'ailleurs, frères, je sais bien que vous avez agi dans l'ignorance, vous et vos chefs.
Mais Dieu qui, par la bouche de tous les prophètes, avait annoncé que son Messie souffrirait, accomplissait ainsi sa parole.
Convertissez-vous donc et revenez à Dieu pour que vos péchés soient effacés. »
Psaume : Ps 4, 2, 7, 9
R/ Révèle-nous, Seigneur, ton visage de lumière
Quand je crie, réponds-moi, Dieu, ma justice !
Toi qui me libères dans la détresse,
pitié pour moi, écoute ma prière !
Beaucoup demandent :
« Qui nous fera voir le bonheur ? »
Sur nous, Seigneur, que s'illumine ton visage !
Dans la paix moi aussi, je me couche et je dors,
car tu me donnes d'habiter, Seigneur,
seul, dans la confiance.
2ème lecture : Le Christ victime offerte pour nos péchés (1Jn 2, 1-5a)
Lecture de la première lettre de saint Jean
Mes petits enfants, je vous écris pour que vous évitiez le péché. Mais, si l'un de nous vient à pécher, nous avons un défenseur devant le Père : Jésus Christ, le Juste.
Il est la victime offerte pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais encore pour ceux du monde entier.
Et voici comment nous pouvons savoir que nous le connaissons : c'est en gardant ses commandements.
Celui qui dit : « Je le connais », et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur : la vérité n'est pas en lui.
Mais en celui qui garde fidèlement sa parole, l'amour de Dieu atteint vraiment la perfection.
Evangile : Le Christ ressuscité envoie les Apôtres en mission (Lc 24, 35-48)
Acclamation :Alléluia. Alléluia. Le Seigneur ressuscité est apparu à ses Apôtres, il leur a donné sa paix. Alléluia.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Les disciples qui rentraient d'Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s"était passé sur la route, et comment ils avaient reconnu le Seigneur quand il avait rompu le pain.
Comme ils en parlaient encore, lui-même était là au milieu d'eux, et il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Frappés de stupeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit.
Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent en vous ? Voyez mes mains et mes pieds : c'est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n'a pas de chair ni d'os, et vous constatez que j'en ai. »
Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.
Dans leur joie, ils n'osaient pas encore y croire, et restaient saisis d'étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? »
Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé.
Il le prit et le mangea devant eux.
Puis il déclara : « Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand j'étais encore avec vous : Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. »
Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures.
Il conclut : « C'est bien ce qui était annoncé par l'Écriture : les souffrances du Messie, sa résurrection d'entre les morts le troisième jour, et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem.
C'est vous qui en êtes les témoins. »
Dimanche 15 avril : Montignies-St-Christophe, 8h15.
Grand-Reng, 10h.
Bersillies-l’Abbaye, 10h .
Merbes-Ste-Marie, 11h15 (pour les paroissiens).
Abbaye Notre-Dame de Scourmont 11h00
Lundi 16: Solre-sur-Sambre, 17h.
Mardi 17 : Grand-Reng, 18h.
Mercredi 18 : Erquelinnes (St-G.) 18h, (pour les défunts recommandés)
Merbes-le-Château, 18h
Jeudi 19 : Hantes-Wihéries, 9h.
Vendredi 20 : Merbes-Ste-Marie 18h.
Liturgie de la Parole
1ère lecture : Le partage dans la communauté des premiers chrétiens (Ac 4, 32-35)
Lecture du livre des Actes des Apôtres
La multitude de ceux qui avaient adhéré à la foi avait un seul cœur et une seule âme ; et personne ne se disait propriétaire de ce qu'il possédait, mais on mettait tout en commun. C'est avec une grande force que les Apôtres portaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et la puissance de la grâce était sur eux tous.
Aucun d'entre eux n'était dans la misère, car tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, et ils en apportaient le prix pour le mettre à la disposition des Apôtres. On en redistribuait une part à chacun des frères au fur et à mesure de ses besoins.
Psaume : Ps 117, 1.4, 16-17, 22-23, 24-25
R/ Éternel est son amour !
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour ! Qu'ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :
Éternel est son amour !
Le bras du Seigneur se lève,
le bras du Seigneur est fort ! Non, je ne mourrai pas, je vivrai,
pour annoncer les actions du Seigneur.
La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d'angle ; c'est là l'œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.
Voici le jour que fit le Seigneur,
qu'il soit pour nous jour de fête et de joie ! Donne, Seigneur, donne le salut !
Donne, Seigneur, donne la victoire !
2ème lecture : Celui qui croit est né de Dieu (1Jn 5, 1-6)
Lecture de la première lettre de saint Jean
Tout homme qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est vraiment né de Dieu ; tout homme qui aime le Père aime aussi celui qui est né de lui.
Nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu lorsque nous aimons Dieu et que nous accomplissons ses commandements.
Car l'amour de Dieu, c'est cela :garder ses commandements. Ses commandements ne sont pas un fardeau, puisque tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde. Et ce qui nous a fait vaincre le monde, c'est notre foi.
Qui donc est vainqueur du monde ? N'est-ce pas celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?
C'est lui, Jésus Christ, qui est venu par l'eau et par le sang : pas seulement l'eau, mais l'eau et le sang. Et celui qui rend témoignage, c'est l'Esprit, car l'Esprit est la vérité.
Evangile : Apparition du Christ huit jours après Pâques (Jn 20, 19-31)
Acclamation :Alléluia. Alléluia. Thomas a vu le Seigneur : il a cru. Heureux celui qui croit sans avoir vu ! Alléluia. Alléluia.(cf. Jn 20,29)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
C'était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l'Esprit Saint.
Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. »
Or, l'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n'était pas avec eux quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. »
Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
1l y a encore beaucoup d'autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre.
Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom.
Ce deuxième dimanche de Pâque est pour toute l’Eglise celui de la divine miséricorde. Cette fête a été instituée par le pape Jean Paul II le 30 avril 2000 à l’occasion de la canonisation de Sœur Faustine. Et conformément aux demandes du Seigneur, elle est célébrée tous les ans le premier dimanche après Pâques. Ce thème de la miséricorde est très présent dans chacune des lectures bibliques de ce jour.
Le texte du livre des Actes des Apôtres nous dit que les premiers chrétiens vivaient « d’un seul cœur » et « d’une seule âme ». Dans cette communauté, tout se partage. Les apôtres sont devenus de vrais témoins de la résurrection. Tout est devenu merveilleux. Si les choses sont ainsi, ce n’est pas à cause de leurs mérites, mais parce qu’au départ, le Seigneur leur a fait miséricorde. Voilà un message très important pour nous. Quand tout va bien et que nous sommes fiers de notre réussite, nous ne devons pas oublier que rien ne serait possible sans la miséricorde du Seigneur. D’ailleurs, la suite du livre des Actes des Apôtres nous dit que ce temps merveilleux n’a pas duré. Il y aura des rechutes. Les chrétiens auront toujours besoin de cette miséricorde du Christ.
Le psaume 117 nous invite précisément à rendre grâce au Seigneur pour cette miséricorde : « Rendrez grâce au Seigneur, il est bon ! Eternel est son amour. » Si Dieu s’est manifesté comme libérateur et sauveur, c’est parce qu’il nous aime. Il nous a tant aimés qu’il nous a donné son Fils unique. Jésus se présente à nous comme celui qui est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Il veut que notre destin soit divin. C’est cette miséricorde du Seigneur que nous fêtons en ce temps de Pâques.
Nous avons ensuite la lettre de Saint Jean. En raison de sa grande miséricorde, le Christ nous a libérés de nos péchés ; il nous a fait entrer dans une vie nouvelle, la vie de Dieu. Nous sommes invités à donner notre foi au Christ ressuscité, vainqueur du monde par sa mort et sa résurrection. C’est un combat de tous les jours contre les forces du mal. Nous vivons dans un monde difficile. Mais le Seigneur ne nous abandonne pas. Saint Paul a écrit que rien ne peut nous séparer de son amour. C’est à cela que nous devons nous raccrocher chaque jour.
Avec l’évangile, nous sommes plus que jamais dans la miséricorde de Jésus. Rappelons-nous : quelques jours plus tôt, Judas l’a trahi ; Pierre l’a renié. Tous l’ont abandonné. Et maintenant, ils se cachent, ils s’enferment ; En effet, ils ont peur d’être recherchés par ceux qui ont condamné leur Maître. Or voilà que Jésus ressuscité les rejoint. Il aurait pu leur faire des reproches. Or c’est la paix qu’il leur apporte. Cette paix c’est le pardon, c’est la réconciliation. Avec Jésus ressuscité, le mal ne peut avoir le dernier mot. C’est la miséricorde qui triomphe. Voilà une bonne nouvelle très importante pour nous : quand nous nous sommes détournés du Seigneur, il est toujours là ; il ne cesse de nous rejoindre pour nous apporter sa paix.
Il reste le cas de l’apôtre Thomas. Nous avons l’habitude de le désigner comme « l’incrédule » ; ce n’est pas faux. Mais ce n’est pas tout à fait vrai non plus. Il avait demandé à voir et à toucher les plaies de Jésus. En fait, il n’en a pas eu besoin. Les autres disciples avaient vu le Seigneur. Thomas va plus loin : il a été le premier à reconnaître en lui « Mon Seigneur et mon Dieu. » La rencontre et la parole de Jésus vont provoquer la profession de foi de l’incrédule. Jésus lui a fait miséricorde pour son incrédulité. Nous aussi, nous nous reconnaissons dans ce disciple qui cherche des preuves. Mais le Seigneur nous redit les mêmes paroles : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Quand nous lisons cet évangile, il y a un détail très important qui risque de passer inaperçu. Saint Jean nous dit que c’était après la mort de Jésus, le soir du « premier jour de la semaine ». C’est du dimanche qu’il s’agit. Thomas n’était pas présent ce soir-là. Il devra attendre huit jours plus tard, c’est-à-dire le dimanche suivant. C’est chaque dimanche que Jésus rejoint les communautés rassemblées en son nom. Il vient pour nous recréer, nous renouveler. Sa résurrection a été pour nous « une lumière radieuse » (Isaïe 60. 1). Elle vient changer le regard que nous portons sur notre vie et celle des autres. Avec Jésus ressuscité, nous apprenons, nous aussi à faire miséricorde.
En ce dimanche, nous te prions, Seigneur : rends-nous plus disponibles à la force de la foi. Sois avec nous pour que nous soyons plus courageux dans le témoignage. Garde-nous plus généreux dans la pratique de la charité fraternelle. « Toi qui es Lumière, toi qui es l’amour, mets en nos ténèbres ton Esprit d’amour ». Amen