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Sainte-Anne de Bersillies
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| Lancé le |
03/10/2008 à 17:06:05 |
| Modifié le |
28/08/2010 à 23:17:20 |
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| ARTICLE du 28/08/2010 23:15:33 22ème dimanche du temps ordinaire |

| Offices
Samedi 28 août : La Buissière, 16h (fondation).
Solre-sur-Sambre, 17h30 (pour la fam. Ligot-Cawet).
Hantes-Wihéries, 18h30.
Erquelinnes (Ste Th.), 19h (pour la Fie Gallet-Poucet et Julien Maes).
Dimanche 29 août : Montignies-St-Christophe, 8h15.
Grand-Reng, 10 h (pour les paroissiens).
Merbes-le-Château, 10h.
Merbes-Ste-Marie, 11h (fondation).
Lundi 30 : Solre-sur-Sambre, 8h (fondation)dans la chapelle.
Mardi 31: Solre-sur-Sambre, 8 h (Laudes)dans la chapelle.
Grand-Reng, 18h (fondation).
Mercredi 1er septembre : Rentrée scolaire
Merbes-le-Château, 18h (pour la fam. Lefebvre).
Erquelinnes (Ste-Th.), 18h30 (pour Odette Leclercq).
Jeudi 2 : Hantes-Wihéries, 9h (fondation).
Vendredi 3 : Merbes-Ste-Marie, 18h (fondation).
Liturgie de la Parole
Si 3, 17-18.20.28-29
Mon fils, accomplis toute chose dans l'humilité, et tu seras aimé plus qu'un bienfaiteur. Plus tu es grand, plus il faut t'abaisser : tu trouveras grâce devant le Seigneur.
La puissance du Seigneur est grande, et les humbles lui rendent gloire. La condition de l'orgueilleux est sans remède, car la racine du mal est en lui. L'homme sensé médite les maximes de la sagesse ; l'idéal du sage, c'est une oreille qui écoute.
Ps 67 (68), 4-5ac, 6-7ab, 10-11
Les justes sont en fête, ils exultent ;
devant la face de Dieu ils dansent de joie.
Chantez pour Dieu, jouez pour son nom,
Son nom est Le Seigneur ; dansez devant sa face.
Père des orphelins, défenseur des veuves,
tel est Dieu dans sa sainte demeure.
A l'isolé, Dieu accorde une maison ;
aux captifs, il rend la liberté.
Tu répandais sur ton héritage une pluie généreuse,
et quand il défaillait, toi, tu le soutenais.
Sur les lieux où campait ton troupeau, tu le soutenais,
Dieu qui es bon pour le pauvre.
He 12, 18-19.22-24a
Frères, quand vous êtes venus vers Dieu, il n'y avait rien de matériel comme au Sinaï, pas de feu qui brûle, pas d'obscurité, de ténèbres, ni d'ouragan, pas de son de trompettes, pas de paroles prononcées par cette voix que les fils d'Israël demandèrent à ne plus entendre.
Mais vous êtes venus vers la montagne de Sion et vers la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, vers des milliers d'anges en fête et vers l'assemblée des premiers-nés dont les noms sont inscrits dans les cieux. Vous êtes venus vers Dieu, le juge de tous les hommes, et vers les âmes des justes arrivés à la perfection. Vous êtes venus vers Jésus, le médiateur d'une Alliance nouvelle.
Lc 14, 1a.7-14
Un jour de sabbat, Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et on l'observait.
Remarquant que les invités choisissaient les premières places, il leur dit cette parabole : « Quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place, car on peut avoir invité quelqu'un de plus important que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendrait te dire : 'Cède-lui ta place', et tu irais, plein de honte, prendre la dernière place.
« Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t'a invité, il te dira : 'Mon ami, avance plus haut', et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui sont à table avec toi. Qui s'élève sera abaissé ; qui s'abaisse sera élevé. »
Jésus disait aussi à celui qui l'avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n'invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi t'inviteraient en retour, et la politesse te serait rendue.
« Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; et tu seras heureux, parce qu'ils n'ont rien à te rendre : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Invités au repas du Seigneur
C’est très souvent que les évangiles nous parlent de la présence de Jésus à un repas. Il a d’ailleurs commencé son ministère par un repas de noces. Rappelons-nous, c’était à Cana en Galilée. Et il le termine avec le repas de la fête de la Pâque. Tout au long des évangiles, nous le retrouvons chez des pharisiens mais aussi dans la maison de Zachée, celle de Marthe et Marie et bien d’autres. D’ailleurs, ses adversaires n’hésitent pas à se moquer de lui : "Voilà un glouton et un ivrogne." (Luc 7. 34) C'est vrai que Jésus ne refuse aucune invitation, ni celles de ses amis, ni celles de ses adversaires qui cherchent à le piéger.
Il nous arrive régulièrement d'être invités à des repas par exemple lors d'un mariage, un baptême, repas de club des 3ème âge, anniversaires, ou tout simplement un repas entre amis. Quand cela arrive, nous savons bien que le plus important n'est pas de manger mais d'être ensemble. Partager un repas c'est montrer sa joie d'être réunis, c'est partager son amitié, sa vie, ses idées et aussi ses peines. Pour Jésus, c'est aussi cela et bien plus. S'il est présent à des repas, c'est pour dire à tous et à chacun qu'ils sont aimés de Dieu. Il veut porter la bonne nouvelle de l'évangile aux pharisiens comme aux publicains. Il veut sauver l'humanité tout entière ; c'est pour cette raison qu'il accepte toutes les invitations, celles des pauvres et des riches, celles des pécheurs et des justes, celles de ses amis et celles de ceux qui veulent lui tendre un piège. Son amour est offert à tous sans distinction.
Un jour, un vieux maître demandait à un de ses élèves : "Où Dieu réside-t-il ?" l'élève lui a répondu : "Il est partout." Alors le maître reprend : "Non, il est là où on l'invite", chez le notable, chez le petit, chez le pauvre comme chez le riche. Et si nous voulons qu'il soit aussi chez nous, nous devons l'inviter, l'écouter et accueillir sa Parole. Jésus vient chez moi si je l'invite. Il choisit un repas pour demeurer avec nous. L'Eucharistie est le merveilleux festin auquel il nous invite. Il est là pour nous partager sa Parole et son Pain. Il nous redit son amour fidèle. Il nous fait vivre avec lui en enfants de Dieu et en frères et sœurs entre nous. Parfois, il nous arrive d'être invités à la table d'un notable. C'est LE grand événement de la semaine. L'Eucharistie est un moment autrement plus important puisque c'est Dieu qui accueille.
Dans l'Evangile de ce jour, Jésus nous donne des consignes bien précises. Il observe que certains invités recherchent spontanément les places d'honneur. Dans la vie c'est souvent ainsi que cela se passe. Cette tendance à rechercher le prestige, les honneurs, le pouvoir, c'est quelque chose de terrible. Cet orgueil nous renferme sur nous-mêmes et nous empêche de nous ouvrir à Dieu et aux autres. Aujourd'hui, Jésus nous invite à l'humilité car il veut nous éviter les humiliations. L'humiliation fabrique des humiliés, des exclus, des gens écrasés par les puissants de ce monde. Au contraire, l'humilité fabrique des humbles, ce qui n'est pas la même chose. Celui qui est humble reste entièrement ouvert à Dieu et aux autres. La véritable humilité c'est de savoir que je compte beaucoup aux yeux de Dieu, que je suis précieux pour lui, non à cause de mes mérites mais parce qu'il m'aime.
Désormais, il n'y a plus de place à choisir, ou plutôt, il n'y en a plus qu'une, celle que Jésus occupe et qu'il veut partager avec nous. Cette place, c'est celle du serviteur. Nous l'avons vu au soir du Jeudi Saint quand il a lavé les pieds de ses disciples. Et ils sont nombreux ceux et celles qui occupent cette place en se mettant au service des petits, des exclus, de ceux et celles qui ont tout perdu dans les catastrophes. L'important c'est que nous restions en tenue de service, toujours attentifs aux autres. A travers eux, c'est Jésus qui est là. Si nous savons l'accueillir, il nous a promis qu'un jour, il prendra la tenue de service pour nous servir chacun à notre tour. Il veut que nous soyons avec lui dans le cœur du Père. Voilà le repas éternel annoncé par ses repas de la terre.
Seigneur, tu es venu non pour être servi mais pour servir. Tu t'es fait le dernier. Toi qui connais notre orgueil et nos désirs de grandeur, nous te prions : montre-nous le bonheur qu'il y a à donner sa vie pour ceux qu'on aime pour que nous parvenions tous à la joie de ton Royaume. Amen
Jean Compazieu, prêtre de l'Aveyron ( 29/08/2010)
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| ARTICLE du 27/08/2010 15:15:47 Sainte Monique |

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En ce jour où nous fêtons ste Monique, nous avons une pensée toute particulière pour nos trois "Monique "du Foyer de Charité de Spa-Nivezé http://www.foyerspa.be
Sainte Monique
Mère de Saint Augustin
(332-388)
À l'heure où sont trop oubliés les devoirs de la jeune fille, de l'épouse et de la mère chrétiennes, il est utile de rappeler les vertus de cette admirable femme. Ce que nous en savons nous vient de la meilleure des sources, son fils Augustin.
Monique naquit à Tagaste, en Afrique, l'an 332. Grâce aux soins de parents chrétiens, elle eut une enfance pure et pieuse, sous la surveillance sévère d'une vieille et dévouée servante. Encore toute petite, elle aimait aller à l'église pour y prier, elle cherchait la solitude et le recueillement; parfois elle se levait même la nuit et récitait des prières. Son cœur s'ouvrait à l'amour des pauvres et des malades, elle les visitait, les soignait et leur portait les restes de la table de famille ; elle lavait les pieds aux pauvres et aux voyageurs. Toute sa personne reflétait la modestie, la douceur et la paix. À toutes ces grâces et à toutes ces vertus, on aurait pu prévoir que Dieu la réservait à de grandes choses.
Dieu, qui a ses vues mystérieuses, permit cependant qu'elle fût donnée en mariage, à l'âge de vingt-deux ans, à un jeune homme de noble famille, mais païen, violent, brutal et libertin, presque deux fois plus âgé qu'elle, et dont elle eut beaucoup à souffrir, ainsi que de sa belle-mère. Dans cette situation difficile, Monique fut un modèle de patience et de douceur; sans se plaindre jamais, elle versait en secret les larmes amères où se trempait sa vertu. C'est par ces beaux exemples qu'elle conquit le cœur de Patrice, son époux, et lui obtint une mort chrétienne, c'est ainsi qu'elle mérita aussi de devenir la mère du grand saint Augustin.
Monique, restée veuve, prit un nouvel essor vers Dieu. Vingt ans elle pria sur les débordements d'Augustin, sans perdre courage et espoir. Un évêque d'Afrique, témoin de sa douleur, lui avait dit : « Courage, il est impossible que le fils de tant de larmes périsse ! » Dieu, en effet, la récompensa même au-delà de ses désirs, en faisant d'Augustin, par un miracle de grâce, l'une des plus grandes lumières de l'Église et l'un de ses plus grands Saints.
Monique, après avoir suivi Augustin en Italie, tomba malade à Ostie, au moment de s'embarquer pour l'Afrique, et mourut à l'âge de cinquante-six ans. Augustin pleura longtemps cette mère de son corps et de son âme.
Le corps de sainte Monique a été transporté à Rome dans l'église de Saint-Augustin, en 1430. Cette femme illustre a été choisie comme patronne des mères chrétiennes.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
1 Co 1, 17-25
Frères, le Christ ne m'a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer l'Évangile, et sans avoir recours à la sagesse du langage humain, ce qui viderait de son sens la croix du Christ.
Car le langage de la croix est folie pour ceux qui vont vers leur perte, mais pour ceux qui vont vers leur salut, pour nous, il est puissance de Dieu. L'Écriture dit en effet : La sagesse des sages, je la mènerai à sa perte, et je rejetterai l'intelligence des intelligents. Que reste-t-il donc des sages ? Que reste-t-il des scribes ou des raisonneurs d'ici-bas ? La sagesse du monde, Dieu ne l'a-t-il pas rendue folle ?
Puisque le monde, avec toute sa sagesse, n'a pas su reconnaître Dieu à travers les oeuvres de la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par cette folie qu'est la proclamation de l'Évangile. Alors que les Juifs réclament les signes du Messie, et que le monde grec recherche une sagesse, nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les peuples païens.
Mais pour ceux que Dieu appelle, qu'ils soient Juifs ou Grecs, ce Messie est puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Car la folie de Dieu est plus sage que l'homme, et la faiblesse de Dieu est plus forte que l'homme.
Ps 32 (33), 1-2, 4-5, 10-11
Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes ! Hommes droits, à vous la louange !
Rendez grâce au Seigneur sur la cithare,
jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.
Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu'il fait.
Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.
Le Seigneur a déjoué les plans des nations,
anéanti les projets des peuples.
Le plan du Seigneur demeure pour toujours,
les projets de son coeur subsistent d'âge en âge.
Mt 25, 1-13
Jésus parlait à ses disciples de sa venue ; il disait cette parabole : « le Royaume des cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe et s'en allèrent à la rencontre de l'époux. Cinq d'entre elles étaient insensées, et cinq étaient prévoyantes : les insensées avaient pris leur lampe sans emporter d'huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leur lampe, de l'huile en réserve. Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent.
« Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : 'Voici l'époux ! Sortez à sa rencontre.' Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leur lampe. Les insensées demandèrent aux prévoyantes : 'Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent.' Les prévoyantes leur répondirent : 'Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous ; allez plutôt vous en procurer chez les marchands.' Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et l'on ferma la porte.
« Plus tard, les autres jeunes filles arrivent à leur tour et disent : 'Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !' Il leur répondit : 'Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.'
« Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Homélie
La seconde parabole illustrant l’attitude de vigilance qui devrait caractériser le disciple dans l’attente du retour de son maître, met en scène un groupe de jeunes filles invitées à des noces. Toutes répondent à l’appel et viennent à la rencontre de l’époux. Comme « le soir approche et que déjà le jour baisse » (Lc 24, 29), elles se munissent d’une lampe pour éclairer la nuit tombante. Apparemment le groupe est bien uni et homogène ; pourtant Jésus nous avertit qu’une différence s’est déjà glissée entre les jeunes filles : cinq d’entre elles sont qualifiées d’« insensées », tandis que les cinq autres sont décrites comme « prévoyantes ». Nous apprenons également que l’évaluation se fait sur base de la réserve d’huile emportée par les unes, oubliée par les autres. L’assoupissement, et finalement le sommeil, les saisit toutes sans exception : la séparation finale et l’exclusion de la moitié des jeunes filles ne se fait donc pas sur base de la plus grande vigilance des élues.
Les événements se précipitent avec l’annonce de l’arrivée de l’époux. Sa venue est annoncée par un « cri » qui déchire le silence nocturne et arrache les dix jeunes filles à leur sommeil. Comme la nuit en est déjà au milieu de son cours, l’huile des lampes est pratiquement épuisée ; ce qui ne pose pas de problème pour les jeunes filles prévoyantes qui se sont munies d’une réserve, mais plonge dans l’embarras les cinq autres, qui se voient obligées de quitter leur poste de guet pour aller s’approvisionner en ville, « chez les marchands ». Or c’est précisément durant leur absence que l’époux surgit. Entraînant à sa suite les jeunes filles demeurées sur place, il entre dans la salle de noces dont on ferme les portes, délimitant ainsi deux espaces : l’intérieur où se déroule la fête en présence de l’époux ; et l’extérieur où les lampes devenues inutiles n’éclairent plus que la solitude et la tristesse de celles qui se trouvent rejetées dans la nuit.
Reprenons les moments charnières du récit.
Apparemment le groupe des jeunes filles se divise au moment de la découverte de la pénurie d’huile qui menace d’éteindre les lampes des « insensées ». Mais cette évaluation négative a déjà été notée bien plus tôt par le narrateur, qui nous signifie ainsi que l’instant décisif dont va dépendre l’appartenance finale, se situe au moment où les jeunes filles répondent à l’invitation et se lèvent pour aller à la rencontre de l’époux. Une réponse superficielle et une mise en route désinvolte n’augurent rien de bon ; seules les jeunes filles qui ont approfondi l’appel initial, qui gardent « en réserve » la mémoire de ce temps fondateur pour en nourrir ultérieurement leur désir, pourront garder allumée la flamme de leur amour et de leur reconnaissance pour l’époux. Pourtant elles aussi vont s’assoupir et même s’endormir. Mais ce relâchement passager ne refroidit pas leur attente ; le cri qui déchire la nuit les arrache à leur somnolence et les relance « à la rencontre de l’époux », qui les fait entrer avec lui dans la salle du banquet nuptial. (Etranges noces à vrai dire : il y est question d’un époux et de jeunes filles, mais où donc est l’épouse ? A moins qu’il ne faille la reconnaître sous le visage collectif des dix jeunes filles, image de l’Eglise, c’est-à-dire de chacun d’entre nous ?)
La situation est tout autre pour les « insensées » : l’attente prolongée a épuisé leur désir, qui faute de pouvoir se renouveler aux sources vives d’un amour durable, se flétrit et finit par se dessécher. Inutile de chercher à raviver ce désir en puisant à d’autres sources : ce ne sont pas les marchands de spiritualité et de « techniques » en tout genre qui ranimeront la flamme de notre amour pour le Christ. Seuls ceux qui sont marqués du sceau de l’Esprit peuvent le connaître et sont connus de lui.
« Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure » : la vigilance à laquelle Jésus nous invite dans cette seconde parabole consiste à garder éveillée la mémoire du cœur ; à ne pas laisser s’éteindre la flamme de notre désir, en l’alimentant au souvenir de la folie de la Croix (cf. 1ère lect.), où le Seigneur nous révèle l’infini de son amour.
« Père Saint, nous reconnaissons combien "notre cœur est lent à croire" (Lc 24, 25). La flamme de notre pauvre amour vacille au souffle impétueux de l’esprit du monde. Réveille notre désir de sainteté ; accorde-nous de reconnaître dans la folie de la Croix, la révélation de ta Sagesse, et donne-nous la force d’aller à la rencontre de l’Epoux par ce même chemin, éclairé au Feu de ton Esprit ».
Père Joseph-Marie
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| ARTICLE du 21/08/2010 10:20:35 21ème dimanche du temps ordinaire |
Offices
Samedi 21 août : La Buissière, 16h et consultation en vue du renouvellement du conseil pastoral.
Solre-sur-Sambre, 17h30
Hantes-Wihéries, 18h30
Erquelinnes (Ste-Thérèse.), 19h
Dimanche 22 août : Montignies-St-Christophe, 8h15.
Bersillies l'Abbaye, 10 h
Grand-Reng, 10h sur le site du tir aux clays (parcours fléché à partir de l'église).
Merbes-Ste-Marie, 11h
Lundi 23 : Solre-sur-Sambre, pas de messe.
Mardi 24 : Solre-sur-Sambre, 8 h (Laudes)dans la chapelle.
Grand-Reng, 18h
Mercredi 25 : La Buissière, 16h.
Jeudi 26 : Hantes-Wihéries, 9h
Vendredi 27 : Merbes-Ste-Marie, 18h15.
Liturgie de la Parole
1ère lecture : Dieu vient rassembler toutes les nations (Is 66, 18-21)
Lecture du livre d'Isaïe
Parole du Seigneur : Je viens rassembler les hommes de toute nation et de toute langue. Ils viendront et ils verront ma gloire :
je mettrai un signe au milieu d'eux ! J'enverrai des rescapés de mon peuple vers les nations les plus éloignées, vers les îles lointaines qui n'ont pas entendu parler de moi et qui n'ont pas vu ma gloire : ces messagers de mon peuple annonceront ma gloire parmi les nations.
Et, de toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères, en offrande au Seigneur, sur des chevaux ou dans des chariots, en litière, à dos de mulets ou de dromadaires. Ils les conduiront jusqu'à ma montagne sainte, à Jérusalem, comme les fils d'Israël apportent l'offrande, dans des vases purs, au temple du Seigneur.
Et même je prendrai des prêtres et des lévites parmi eux. Parole du Seigneur.
Psaume : Ps 116, 1, 2
R/ Allez par le monde entier proclamer la Bonne Nouvelle
Louez le Seigneur, tous les peuples ;
fêtez-le, tous les pays !
Son amour envers nous s'est montré le plus fort ;
éternelle est la fidélité du Seigneur !
2ème lecture : Dieu corrige ceux qu'il aime (He 12, 5-7.11-13)
Lecture de la lettre aux Hébreux
Frères,
n'oubliez pas cette parole de réconfort, qui vous est adressée comme à des fils : Mon fils, ne néglige pas les leçons du Seigneur, ne te décourage pas quand il te fait des reproches.
Quand le Seigneur aime quelqu'un, il lui donne de bonnes leçons ; il corrige tous ceux qu'il reconnaît comme ses fils.
Ce que vous endurez est une leçon. Dieu se comporte envers vous comme envers des fils ; et quel est le fils auquel son père ne donne pas des leçons ?
Quand on vient de recevoir une leçon, on ne se sent pas joyeux, mais plutôt triste. Par contre, quand on s'est repris grâce à la leçon, plus tard, on trouve la paix et l'on devient juste.
C'est pourquoi il est écrit : Redonnez de la vigueur aux mains défaillantes et aux genoux qui fléchissent,
et : Nivelez la piste pour y marcher. Ainsi, celui qui boite ne se tordra pas le pied ; bien plus, il sera guéri.
Evangile : L'appel universel au salut et la porte étroite (Lc 13, 22-30)
Acclamation : Alléluia. Alléluia. De l'Orient à l'Occident, tous les peuples de la terre prendront place à la table de Dieu. Alléluia. (cf. Lc 13, 29)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Dans sa marche vers Jérusalem, Jésus passait par les villes et les villages en enseignant.
Quelqu'un lui demanda : « Seigneur, n'y aura-t-il que peu de gens à être sauvés ? » Jésus leur dit :
« Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas.
Quand le maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant : 'Seigneur, ouvre-nous', il vous répondra : 'Je ne sais pas d'où vous êtes.'
Alors vous vous mettrez à dire : 'Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places.'
Il vous répondra : 'Je ne sais pas d'où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal.'
Il y aura des pleurs et des grincements de dents quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous serez jetés dehors.
Alors on viendra de l'orient et de l'occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu.
Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Entrer par la porte étroite
"Jésus passait par les villes et les villages en enseignant". Quelle chance pour ces villages et ces foules ! Ce Jésus qui passe chez eux, c'est l'Envoyé de Dieu, le Fils de Dieu. Saint Matthieu nous dit qu'il est "Emmanuel", Dieu avec nous. Et c'est lui qui passe par chez eux. Nous n'avons pas à les envier car le même Seigneur continue à nous rejoindre quand nous sommes réunis en son nom. Il vient chez nous dans la communauté de… C'est l'événement le plus important de la semaine, bien plus important que toutes les visites des plus hautes personnalités de notre monde. Voilà donc un rendez-vous à ne pas manquer. Il nous appartient de le crier au monde : C'est Jésus qui vient à nous. Et nous allons à lui avec toutes nos questions, nos doutes et nos angoisses.
En ce dimanche, nous entendons la question qui lui est posée par quelqu'un dans la foule : "Seigneur, n'y aura-t-il que peu de gens à être sauvés ?" Les témoins de Jéhovah nous disent "cent quarante quatre mille". Mais pour Jésus, la question importante n'est pas celle des chiffres. Il fait appel à notre liberté et à notre engagement : "Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite !" Pour passer par cette porte, il ne faut pas être obèse. Je ne parle pas de l'infirmité physique mais de notre obésité spirituelle. C'est ce qui arrive quand nous sommes gonflés d'orgueil et avides de biens. On reste renfermé sur soi et sur ses intérêts personnels immédiats. L'abus de sucreries est autrement moins grave que l'accumulation des richesses.
Aujourd'hui, Jésus vient nous rappeler que l'entrée dans le Royaume ne sera pas possible sans une conversion personnelle. Passer par la porte étroite c'est se libérer des privilèges, des honneurs et des prétentions qui encombrent notre vie. Toutes ces richesses que nous aurons accumulées ne nous seront d'aucune utilité lors de notre passage vers "l'autre rive". L'apôtre Saint Paul va plus loin. Il nous dit que si nous sommes sauvés, c'est par grâce. Le salut ne vient pas de nous ; il est un don de Dieu. L'amour de Dieu ne s'achète pas, ne se vend pas ; il ne se solde pas non plus. Il se donne à tous, gratuitement et sans mérite de notre part.
Nous ne pourrons l'accueillir que si nous faisons le vide en nous. Dans certaines églises anciennes, il y a des portes très basses. C'est une manière de dire que pour aller à Jésus, il nous faut nous faire tout petit. Si nous sommes imbus de nos certitudes et de nos préjugés, cela ne sera pas possible. Nous serons incapables d'accueillir la nouveauté de l'évangile. Entrer par la porte étroite, c'est accepter les purifications nécessaires, c'est chaque jour, nous laisser transformer par l'amour de Dieu. Lui-même frappe à notre porte et il attend que nous lui ouvrions et que nous lui donnions toute sa place dans notre vie. Sa présence va déranger nos habitudes mais n'oublions pas que ses paroles sont celles "de la vie éternelle."
"Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite !" Dans certains grands immeubles, on trouve deux portes dont l'une est réservée au service. Celle-ci est étroite et elle donne sur un escalier plutôt raide. Cette image vient nous rappeler l'orientation que nous avons à donner à notre vie. Passer par la porte étroite c'est s'engager dans l'escalier de service, c'est se donner aux autres, c'est accueillir et partager. Chaque jour, l'actualité nous montre des gens qui s'engagent au service de ceux qui ont tout perdu dans les catastrophes de ces dernières semaines. Ils donnent de leurs temps, de leurs forces et de leur argent pour les aider à sortir de cette situation désastreuse. Tout ce que nous pouvons faire pour aider l'autre à se relever et à retrouver sa dignité prend valeur d'éternité.
Cette porte étroite c'est celle que le Christ a franchie. En mourant sur une croix et en ressuscitant, il nous a ouvert un passage ver la Vie Éternelle. Un jour, il a dit : "Je suis la porte des brebis. Celui qui entrera par moi sera sauvé." Notre entrée dans le Royaume dépend donc de la place que nous donnons au Christ dans notre vie. Le Salut est offert à tous, mais rien n'est possible sans notre accueil. Ce salut est une qualité de vie dans l'amour, une relation dont on jouit ou non. Vouloir faire semblant ne sert à rien. L'amour est vrai ou il n'est pas.
En ce dimanche, nous nous tournons vers toi Seigneur. Nous te redisons notre désir de vivre en toi et d'avancer avec toi. Beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas. Mais avec toi, tout est possible. Aide-nous à nous débarrasser de tout ce qui nous encombre et de tout ce qui retarde notre marche à ta suite. Que ta parole réveille notre foi. Alors nous pourrons marcher vers toi avec la multitude de ceux que tu appelles. Amen.
Jean Compazieu, prêtre de l'Aveyron ( 22/08/2010)
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| ARTICLE du 17/08/2010 22:41:36 Conférences spirituelles. |
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Brigitte, sur le seuil de sa Maison, Notre Père T'attend ...Repose en Paix
Le groupe 'Samuel' groupe de prières de Beaumont vous informe que la conférence du 31 août prochain en l'église de Leugnies est annulée suite au décès soudain de son organisatrice 'Mme Brigitte Demaret'
Le groupe la recommande à vos prières.
Sa fille Estelle,
Son fils Cédric et sa conjointe Julia,
Sa petite-fille Imani,
La famille et les proches,
ont la profonde tristesse de vous faire part du décès de
Madame
Brigitte DEMARET
Née le jeudi 13 novembre 1952 à Hantes-Wihéries et décédée le lundi 16 août 2010 à Merbes-Sainte-Marie à l'âge de 57 ans.
Les funérailles religieuses, suivies de l'inhumation dans le caveau de famille au cimetière de Farciennes (Wainage), auront lieu en l'église de Beaumont, le jeudi 19 août 2010 à 10h30.
Réunion à l'église à 10h30.
La défunte repose au Funérarium Steve Poncelet, rue de la Thure 7 à 6560 Solre-sur-Sambre, où un dernier hommage peut lui être rendu de 16h00 à 19h00.
Condoléances et informations : www.enaos.net
Code d'accès direct : 226-20100816
Cet avis tient lieu de faire-part
6567 Merbes-Sainte-Marie, route de l'Etat, 2.
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| ARTICLE du 14/08/2010 23:23:07 Assomption de la Vierge Marie |
Offices
Samedi 14 août : Fontaine-Valmont, 17h30 et consultation en vue du renouvellement du Conseil Pastoral.
Hantes-Wihéries, 18h30
Erquelinnes (Ste-Thérèse.), 19h
Dimanche 15 août : Montignies-St-Christophe, 8h15.
Bersillies l'Abbaye, 10h
Grand-Reng, 10h
Merbes-Ste-Marie, 11h15 bénédiction des enfants.
Lundi 16 : Solre-sur-Sambre, 17h dans la chapelle
Mardi 17 : Solre-sur-Sambre, 8 h dans la chapelle ( Laudes)
Grand-Reng, 18h
Mercredi 18: Merbes-le-Château, 18h
Erquelinnes (St-G.), 18h30
Jeudi 19 : Hantes-Wihéries, 9h.
Solre-sur-Sambre, 17 h (groupe de prière) au 1, rue de la Halle.
Vendredi 20 : Merbes-Ste-Marie, 18h.
Liturgie de la Parole.
Ap 11, 19a ; 12, 1-6a.10a
Le Temple qui est dans le ciel s'ouvrit, et l'arche de l'Alliance du Seigneur apparut dans son Temple, et il y eut des éclairs, des fracas, des coups de tonnerre, un tremblement de terre et une terrible grêle. Un signe grandiose apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle était enceinte et elle criait, torturée par les douleurs de l'enfantement.
Un autre signe apparut dans le ciel : un énorme dragon, rouge feu, avec sept têtes et dix cornes, et sur chaque tête un diadème. Sa queue balayait le tiers des étoiles du ciel, et les précipita sur la terre. Le Dragon se tenait devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l'enfant dès sa naissance.
Or, la Femme mit au monde un fils, un enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations, les menant avec un sceptre de fer. L'enfant fut enlevé auprès de Dieu et de son Trône, et la Femme s'enfuit au désert, où Dieu lui a préparé une place, pour qu'elle y soit nourrie pendant mille deux cent soixante jours.
Alors j'entendis dans le ciel une voix puissante, qui proclamait : « Voici maintenant le salut, la puissance et la royauté de notre Dieu, et le pouvoir de son Christ ! Car l'accusateur de nos frères a été rejeté, lui qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu. »
Ps 44 (45), 11-12a, 12b-13, 14-15a, 15b-16
Écoute, ma fille, regarde et tends l'oreille ;
oublie ton peuple et la maison de ton père :
le roi sera séduit par ta beauté.
Il est ton Seigneur : prosterne-toi devant lui.
Alors, fille de Tyr, les plus riches du peuple,
chargés de présents, quêteront ton sourire.
Fille de roi, elle est là, dans sa gloire,
vêtue d'étoffes d'or ;
on la conduit, toute parée, vers le roi.
Des jeunes filles, ses compagnes, lui font cortège ;
on les conduit parmi les chants de fête :
elles entrent au palais du roi.
1 Co 15, 20-26
Frères, le Christ est ressuscité d'entre les morts, pour être parmi les morts le premier ressuscité. Car, la mort étant venue par un homme, c'est par un homme aussi que vient la résurrection. En effet, c'est en Adam que meurent tous les hommes ; c'est dans le Christ que tous revivront, mais chacun à son rang : en premier, le Christ ; et ensuite, ceux qui seront au Christ lorsqu'il reviendra.
Alors, tout sera achevé, quand le Christ remettra son pouvoir royal à Dieu le Père, après avoir détruit toutes les puissances du mal. C'est lui en effet qui doit régner jusqu'au jour où il aura mis sous ses pieds tous ses ennemis. Et le dernier ennemi qu'il détruira, c'est la mort.
Lc 1, 39-56
En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle.
Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint, et s'écria d'une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi. Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de bien les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à jamais. »
Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Homélie .
Chaque dimanche nous célébrons le mystère de la Résurrection du Seigneur Jésus -- mystère que nous célébrons d’une façon encore plus solennelle le jour de Pâques. Le fait que la fête de l’Assomption de Marie tombe, cette année, un dimanche, nous permet d’en saisir tout le sens d’une façon particulière. En effet, l’Assomption de Marie n’est rien d’autre que sa résurrection, c’est-à-dire sa pleine participation à la résurrection de son Fils.
Dans les premiers chapitres de son Évangile, que nous avons lus à l’occasion de la fête de la Nativité du Seigneur, saint Luc dit que Marie, lorsque les temps furent accomplis, mit au monde le « Premier Né » -- non seulement « son » fils premier né, mais « Le » Premier Né par excellence, le Premier Né du Père éternel – premier né d’une multitude de frères et de soeurs.
Dans le bref passage de sa Lettre aux Corinthiens, que nous avons entendu comme deuxième lecture de cette Messe, saint Paul parle précisément de la Résurrection et nous dit que le Christ est le premier ressuscité. Sa résurrection nous révèle ce à quoi nous sommes nous-mêmes appelés. Nous sommes appelés à être « assumés » tout entiers, corps et âmes, dans la plénitude de Vie. Marie, qui avait donné naissance, dans son corps, au Fils de Dieu, a été la première à être ainsi « assumée » -- c’est ce que signifie le mot « assomption – la première à participer pleinement à la résurrection de son Fils.
De ce mystère nous pouvons évidemment déduire de nombreuses leçons. La leçon peut-être la plus importante que nous pouvons en tirer pour nous, de nos jours, est un rappel de la dignité de la nature humaine, de la vie humaine, du corps humain. Et cela est d’autant plus important que le mépris de la personne humaine, de la vie humaine et du corps humain semble avoir pris de nos jours des proportions tout à fait extrêmes.
Il suffit d'ouvrir les pages d'un journal quotidien pour voir des corps détruits ou mutilés par la guerre; pour lire des récits de nettoyage ethnique pratiqué en plusieurs parties du monde, ou de destruction du corps humain par la drogue, ou encore de l’abus du corps par la prostitution y compris celle d'enfants.
L'Assomption de Marie, corps et âme, au ciel nous rappelle que notre corps, parce qu'il est appelé à la gloire même dans laquelle se trouve déjà Marie, est digne du plus grand respect. Il s'agit là sans doute d'une question de morale personnelle, mais aussi d'une question de moralité publique, politique et sociale.
Lorsque Marie, chantant les louanges de Dieu, s'exclame "il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles; il comble de bien les affamés, renvoie les riches les mains vides", elle décrit des situations sociales guère différentes de celles qui créent de nos jours tant de millions de personnes déplacées, réfugiées, opprimées et affamées, à travers le monde entier.
Dans le Nouveau Testament, Marie apparaît avec les Apôtres le jour de la Pentecôte. Après cela il n'est plus fait mention d'elle. Elle se fond avec l'Église. Celle-ci lui donnera par la suite divers titres. Elle est la Mère de Dieu (la Theotokos), et la Mère de l'Église. À partir de la fin du 7ème siècle on célèbrera le 15 août la fête de la Dormition de Marie, qu’on appellera ensuite son Assomption, que nous célébrons aujourd'hui. Même si l’iconographie a souvent vu dans l’Assomption la montée du corps de Marie vers les hauteurs du ciel, ce n’est pas là le sens premier et profond du mot. Assomption signifie d’abord, comme je l’ai expliqué, le fait que Marie, avec tout son être – corps, âme et esprit – est assumée dans la plénitude de la vie trinitaire : vie de son Fils, du Père éternel et de l’Esprit Saint.
Demandons à Marie la grâce de toujours vivre avec la conscience de la dignité de notre nature humaine et avec le plus grand respect de celle-ci en nous et dans tous nos frères et nos soeurs en humanité.
Armand VEILLEUX ( Père Abbé de Scourmont)
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