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ARTICLE du 08/02/2010 16:22:02 Adoration du SSacrement
Tous les lundis en l'église St Médard de Solre-sur-Sambre à 17 h , office suivi de l'Adoration.
1 R 8, 1-7.9-13
Salomon rassembla auprès de lui à Jérusalem les anciens d'Israël et tous les chefs des tribus, les chefs de famille des fils d'Israël, pour aller chercher l'arche de l'Alliance du Seigneur dans la cité de David, c'est-à-dire à Sion. Tous les hommes d'Israël se rassemblèrent auprès du roi Salomon au septième mois, durant la fête des Tentes.
Quand tous les anciens d'Israël furent arrivés, les prêtres se chargèrent de l'arche. Ils emportèrent l'arche du Seigneur et la tente de la Rencontre avec tous les objets sacrés qui s'y trouvaient ; ce sont les prêtres et les lévites qui les transportèrent.
Le roi Salomon, et avec lui toute la communauté d'Israël qu'il avait convoquée, offrit en sacrifice devant l'Arche des moutons et des boeufs : il y en avait tant qu'on ne pouvait les compter. Puis les prêtres transportèrent l'Arche à sa place, dans le sanctuaire qu'on appelle le Saint des saints ; ils la déposèrent sous les ailes des Kéroubim. Ceux-ci étendaient leurs ailes au-dessus de l'emplacement de l'Arche : ils abritaient l'Arche avec ses barres. Dans l'Arche, il n'y avait rien, sinon les deux tables de la Loi que Moïse y avait placées, quand le Seigneur avait conclu alliance avec les fils d'Israël au mont Horeb, à leur sortie d'Égypte.
Quand les prêtres sortirent du sanctuaire, la nuée remplit le temple du Seigneur, et, à cause d'elle, les prêtres furent obligés d'interrompre le service divin : la gloire du Seigneur remplissait le Temple ! Alors Salomon s'écria : « Le Seigneur a décidé d'habiter la nuée obscure. Et maintenant, je t'ai construit, Seigneur, une demeure divine, un lieu où tu résideras éternellement. »
Ps 131 (132), 1a.2b.4a.5a
Souviens-toi Seigneur, de David,
de sa promesse au Puissant de Jacob :
«J'interdirai tout sommeil à mes yeux
avant d'avoir trouvé un lieu pour le Seigneur.»
Entrons dans la demeure de Dieu,
prosternons-nous aux pieds de son trône.
Monte, Seigneur, vers le lieu de ton repos,
toi, et l'arche de ta force !
Que tes prêtres soient vêtus de justice,
que tes fidèles crient de joie !
Pour l'amour de David, ton serviteur,
ne repousse pas la face de ton messie.
Mc 6, 53-56
Jésus et ses disciples, ayant traversé le lac, abordèrent à Génésareth et accostèrent. Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus : ils parcoururent toute la région, et se mirent à transporter les malades sur des brancards là où l'on apprenait sa présence. Et dans tous les endroits où il était, dans les villages, les villes ou les champs, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.
Les quelques versets qui nous sont proposés dans la liturgie de ce jour constituent un nouveau « sommaire », résumant l’activité thaumaturgique de Notre-Seigneur et ouvrant sur une autre section de l’évangile. Jésus aborde à Génésareth ; se prêtant à la demande la foule, Notre-Seigneur « parcourt toute la région », rencontrant partout le même accueil : « dans les villages, les villes ou les champs », bref : dans « tous les endroits », on lui présente les malades et les infirmes afin qu’il « leur laisse toucher ne serait ce que la frange de son manteau ». Le fait de vouloir entrer en contact avec le vêtement de Jésus exprime une foi naissante, sans doute encore mêlée de superstition, mais qui suffit pour que la grâce divine, rayonnant de l’humanité de Notre-Seigneur, puisse agir efficacement en ceux et celles qui le supplient. Saint Marc précise en effet : « et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés ».
Le récit suggère que la pression de la foule est constante, ne laissant guère de répit au Maître. On a l’impression que sortant de la barque, Jésus s’enfonce dans la pâte humaine, jusqu’à s’y immerger totalement, c'est-à-dire jusqu’à s’identifier à cette foule de malheureux qui se presse contre lui. La médiation du corps - auquel le vêtement peut être identifié - semble bien constituer le cœur de ce sommaire. C’est dans le mystère de l’incarnation du Verbe que Dieu se révèle. Le corps divin du Christ est, au cœur de notre monde, l’épiphanie de la seconde Personne de la Trinité. « Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous » (Jn 1, 14) pour que nous puissions l’entendre, le voir, le toucher (cf. 1 Jn 1, 1-4) ; que par lui nous puissions connaître Dieu, le contempler, participer à sa vie. Le corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ est le sacrement - le signe efficace - du salut qui nous est offert de la part de Dieu ; le couffin de la grâce qui se déversera à profusion lorsque la lance transpercera son cœur, mais qui commence déjà à se communiquer à ceux qui le touchent avec foi, espérance et amour.
L’insistance de l’évangéliste suggère que cette grâce est inépuisable : Notre-Seigneur se laisse saisir par ces mains tendues ; il se laisse « manger » par le peuple affamé. Ce sommaire, qui fait suite au récit de la multiplication des pains, ne préfigure-t-il pas la manière dont Notre-Seigneur va se livrer dans le Pain Eucharistique ? C’est dans le sacrement de son Corps et de son Sang que nous aussi nous pouvons « le supplier de nous laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau ». Comment n’accueillerait-il pas notre demande, lui qui nous dit : « Prenez, ceci est mon corps » (Mc 14, 22) ? Nul doute que « tous ceux qui le reçoivent dans la foi sont sauvés ».
« Père saint, daigne envoyer sur nous ton Esprit, que nous puissions discerner la présence de ton Fils Jésus-Christ dans le Pain et le Vin consacrés ; nous pourrons alors nous approcher de lui pour le "toucher" avec la même confiance et simplicité de cœur, que ces hommes et ces femmes qu’il guérissait sur les routes de Galilée. »
Père Joseph-Marie
ARTICLE du 07/02/2010 11:31:04 5e dimanche du Temps Ordinaire
Is 6, 1-2a.3-8 L'année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur qui siégeait sur un trône très élevé ; les pans de son manteau remplissaient le Temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui. Ils avaient chacun six ailes : deux pour se couvrir le visage, deux pour se couvrir les pieds, et deux pour voler. Ils se criaient l'un à l'autre : « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers. Toute la terre est remplie de sa gloire. »
Les pivots des portes se mirent à trembler à la voix de celui qui criait, et le Temple se remplissait de fumée. Je dis alors : « Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j'habite au milieu d'un peuple aux lèvres impures : et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l'univers ! »
L'un des séraphins vola vers moi, tenant un charbon brûlant qu'il avait pris avec des pinces sur l'autel. Il l'approcha de ma bouche et dit : « Ceci a touché tes lèvres, et maintenant ta faute est enlevée, ton péché est pardonné. » J'entendis alors la voix du Seigneur qui disait : « Qui enverrai-je ? qui sera notre messager ? » Et j'ai répondu : « Moi, je serai ton messager : envoie-moi. »
Ps 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 4-5, 7c-8
De tout mon coeur, Seigneur, je te rends grâce :
tu as entendu les paroles de ma bouche.
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.
Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel,
tu fis grandir en mon âme la force.
Tous les rois de la terre te rendent grâce
quand ils entendent les paroles de ta bouche.
Ils chantent les chemins du Seigneur :
« Qu'elle est grande, la gloire du Seigneur ! »
Ta droite me rend vainqueur.
Le Seigneur fait tout pour moi !
Seigneur, éternel est ton amour :
n'arrête pas l'oeuvre de tes mains.
1 Co 15, 1-11 Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Évangile, vous l'avez reçu, et vous y restez attachés, vous serez sauvés par lui si vous le gardez tel que je vous l'ai annoncé ; autrement, c'est pour rien que vous êtes devenus croyants.
Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j'ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il a été mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures, et il est apparu à Pierre, puis aux Douze ; ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois - la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont morts - ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres. Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l'avorton que je suis. Car moi, je suis le plus petit des Apôtres, je ne suis pas digne d'être appelé Apôtre, puisque j'ai persécuté l'Église de Dieu. Mais ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, et la grâce dont il m'a comblé n'a pas été stérile. Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ; à vrai dire, ce n'est pas moi, c'est la grâce de Dieu avec moi.
Bref, qu'il s'agisse de moi ou des autres, voilà notre message, et voilà votre foi.
Lc 5, 1-11
Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth ; la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu. Il vit deux barques amarrées au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit et, de la barque, il enseignait la foule.
Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson. » Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets. » Ils le firent, et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient. Ils firent signe à leurs compagnons de l'autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu'elles enfonçaient.
A cette vue, Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant : « Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur. » L'effroi, en effet, l'avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu'ils avaient prise ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, ses compagnons. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. »
Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.
En ce dimanche de la santé, les textes bibliques nous donnent le témoignage d’une grande espérance. Nous le voyons d’abord dans la lettre de saint Paul (2ème lecture) : "Frères, je vous rappelle la bonne nouvelle que je vous ai annoncée : Christ est mort pour nos péchés, il a été enseveli, il est ressuscité le troisième jour." Cette annonce nous ramène au cœur de l'Évangile. Avec Jésus, le mal n'a plus le dernier mot. Le Christ est passé de la mort à la vie et il nous entraîne tous à sa suite.
Cette aventure de Pierre et celle de Paul ont commencé par une rencontre. C’est Dieu qui fait le premier pas vers l’homme. Il en a été ainsi pour Isaïe : Dieu lui pose une question : "Qui enverrai-je ? Qui sera notre messager ? Et le prophète lui répond : "Je serai ton messager, envoie-moi." C'est ainsi que la rencontre avec Dieu renvoie toujours vers les autres. Dans ce monde souvent déboussolé, nous sommes appelés à être les témoins de son amour passionné. Dieu ne peut pas supporter que les hommes courent à leur perte.
L'apôtre Pierre a vécu, lui aussi, une rencontre qui a bouleversé sa vie. Cela se passait au bord du lac de Tibériade. Pour mieux comprendre cet évangile, il faut se rappeler que dans le monde de la Bible, la mer c'est le symbole des puissances du mal ; elle engloutit les navires et personne ne peut la maîtriser. C'est ainsi que les puissances sataniques cherchent le malheur de l'homme en le détournant de Dieu. Mais Jésus arrive ; il annonce la bonne nouvelle d'un Dieu plein d'amour et de miséricorde. Lui-même est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus.
Mais pour cette mission, le Christ n'a pas voulu être seul. La grande aventure a commencé avec des pécheurs du lac de Galilée. Jésus monte dans la barque de Simon et s'éloigne du rivage pour enseigner la foule. Pour Simon et ses amis, la barque c'est leur lieu de travail et de vie. C'est là qu'ils passent la plus grande partie de leur temps. Aujourd'hui encore, le même Christ monte dans ma barque ; il s'invite sur mon lieu de travail, dans ma maison, là où je vis. C'est depuis ce quotidien qu'il m'enseigne. Prier c'est précisément accueillir le Christ dans ma vie, c'est prendre le temps de l'écouter depuis le cœur de mes activités.
Cette rencontre avec Pierre a été marquée par un événement bouleversant : Jésus lui demande d'avancer au large et de jeter les filets pour prendre du poisson. Malgré l'échec de la nuit, Pierre et ses compagnons font confiance à Jésus. Le résultat est tellement extraordinaire qu'ils sont saisis d'effroi : "Éloigne-toi de moi, dit Pierre, je suis un homme pécheur." Mais Jésus le rassure : "Je ferai de toi un pécheur d'hommes. Cette parole du Christ vaut aussi pour nous, prêtres, religieux, religieuses et laïcs. Être pêcheur d'hommes ce n'est pas les capturer mais les libérer de leurs chaînes et de tout ce qui tend à les engloutir. Le Christ n'accepte pas que nous ne pensions qu'à nos intérêts matériels immédiats. Il veut nous ramener tous à la vraie vie. L'annonce de cette bonne nouvelle est une priorité absolue.
Comme Pierre, nous avons aussi l'expérience de ces nuits pénibles et de ces matins désappointés. Mais le Seigneur est toujours là pour nous redire : "Avance au large", va rendre visite à ton voisin qui est seul, malade ou dans la peine. "Avance en eau profonde"… Cette eau profonde c'est l'abîme de l'accident, de la maladie, du handicap mais aussi celui du découragement, de l'angoisse et de la solitude. L'important c'est d'oser la rencontre. C'est ainsi que nous rejoindrons l'expérience du Christ qui est lui-même allé à la rencontre des personnes éprouvées par la souffrance. Puis quand son heure est venue, il a vécu le mystère pascal. Il a affronté la souffrance et la mort pour nous ouvrir le passage de la mort à la Vie.
Cet appel à oser la rencontre concerne aussi pour ceux et celles qui sont retenus par la maladie et le handicap. C'était l'inspiration du Père François quand il a fondé la Fraternité chrétienne des personnes malades et handicapées. Il disait : "La Fraternité c'est un malade qui va vers un autre malade et ensemble, ils vont vers un troisième." C’est aussi à travers ce témoignage que l’évangile est annoncé. Pour remplir sa mission l'Église a besoin de tous. C'est ensemble, les uns avec les autres que nous sommes appelés à tirer le filet.
Mais nous ne devons jamais oublier que sans Jésus, ces filets resteront vides. Si nous abandonnons la prière et les sacrements, nos efforts resteront vains. On va peiner des jours et des jours pour rien. Le Christ nous invite à nous raccrocher à lui et à accueillir la nourriture qu'il nous propose pour nourrir notre foi, notre espérance et notre amour. Il nous assure de sa présence tous les jours et jusqu'à la fin de notre vie. Nous t'en prions, Dieu notre Père, répands sur nous ton Esprit ; qu'il nous oriente sans cesse vers la Lumière. Qu'il nous donne la force de conformer notre vie à la Parole de ton Fils Jésus Christ, lui qui a été envoyé pour les pécheurs comme pour les justes. Amen
Jean Compazieu, prêtre de l'Aveyron ( 07/02/2010)
ARTICLE du 05/02/2010 21:02:13 Offices dans le Doyenné de Solre-sur-Sambre
Samedi 6 février : La Buissière, 16h (pour une int. part.)
Erquelinnes Ste-Th., 19h. (pour Charles et Germaine Martin, la Fie Delafontaine-Goethoys et Bernard Claisse).
Dimanche 7 février : Montignies-St-Christophe, 8h15.
Grand-Reng, 10h (pour les paroissiens).
Merbes-Ste-Marie, 11h (pour la fam. Aulit).
Lundi 8 : Solre-sur-Sambre, 17h (pour F. Polain et J. Triffet) suivi de l'Adoration
Mardi 9 : Solre-sur-Sambre, 8h (laudes).
Grand-Reng, 18h (pour la fam. Galez-Vandersanders).
Mercredi 10 : Merbes-le-Château, 18h.
Erquelinnes St-G., 18h30. (pour les défunts recommandés).
Jeudi 11 : Hantes-Wihéries, 9h (en l'honneur de Ste Rita).
Vendredi 12: Merbes-Ste-Marie, 18h15.
ARTICLE du 29/01/2010 15:59:55 Offices du Doyenné de Solre-sur-Sambre
Offices
Samedi 30 janvier :
La Buissière, 16h (pour la fam. Declercq-Polet).
Erquelinnes Ste-Th., 19h (pour Germain Maes et Maurice Leterme).
Dimanche 31 janvier :
Montignies-St-Christophe, 8h15.
Grand-Reng, 10h (pour les paroissiens).
Merbes-le-Château, 10h (pour une int. spéc.)
Merbes-Ste-Marie, 11h (pour une int. spéc.)
Lundi 1er février :
Solre-sur-Sambre, 17h (en l'honneur de Ste Thérèse) suivi de l'Adoration
Mardi 2 :
Solre-sur-Sambre, 8 h (laudes). Grand-Reng, 18h (pour une int. spéc.)
Mercredi 3 : Merbes-le-Château, 18h (pour une int. spéc.)
Jeudi 4 : Hantes-Wihéries, 9h (en l'honneur de la Ste Vierge).
Vendredi 5 : Merbes-Ste-Marie, 18h15 (pour la fam. Declercq-Pollet).
Liturgie de la Parole.
1ère lecture : « Je fais de toi un prophète pour les peuples » (Jr 1, 4-5.17-19)
Lecture du livre de Jérémie
Le Seigneur m'adressa la parole et me dit :
« Avant même de te former dans le sein de ta mère,
je te connaissais ;
avant que tu viennes au jour,
je t'ai consacré ;
je fais de toi un prophète pour les peuples. »
Lève-toi,
tu prononceras contre eux tout ce que je t'ordonnerai.
Ne tremble pas devant eux,
sinon, c'est moi qui te ferai trembler devant eux.
Moi, je fais de toi aujourd'hui une ville fortifiée,
une colonne de fer,
un rempart de bronze,
pour faire face à tout le pays,
aux rois de Juda et à ses chefs,
à ses prêtres et à tout le peuple.
Ils te combattront,
mais ils ne pourront rien contre toi,
car je suis avec toi pour te délivrer.
Parole du Seigneur. »
Psaume : Ps 70, 5-6ab, 7-8, 15ab.17, 19.6c
R/ Sans fin, je proclamerai
ta victoire et ton salut
Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance,
mon appui dès ma jeunesse.
Toi, mon soutien dès avant ma naissance,
tu m’as choisi dès le ventre de ma mère
Pour beaucoup, je fus comme un prodige ;
tu as été mon secours et ma force.
Je n’avais que ta louange à la bouche,
tout le jour, ta splendeur.
Ma bouche annonce tout le jour
tes actes de justice et de salut.
Mon Dieu, tu m'as instruit dès ma jeunesse,
et jusqu'ici, j'ai proclamé tes merveilles.
Si haute est ta justice, mon Dieu,
toi qui as fait de grandes choses :
Dieu, qui donc est comme toi ?
tu seras ma louange toujours !
2ème lecture : Hymne à la charité (1Co 12, 31; 13, 1-13)
Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens
Frères,
Parmi les dons de Dieu, vous cherchez à obtenir ce qu'il y a de meilleur. Eh bien, je vais vous indiquer une voie supérieure à toutes les autres
J'aurais beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, si je n'ai pas la charité, s'il me manque l'amour, je ne suis qu'un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante.
J'aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, et toute la foi jusqu'à transporter les montagnes, s'il me manque l'amour, je ne suis rien.
J'aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j'aurais beau me faire brûler vif, s'il me manque l'amour, cela ne me sert à rien.
L'amour prend patience ; l'amour rend service ; l'amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d'orgueil ;
il ne fait rien de malhonnête ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s'emporte pas ; il n'entretient pas de rancune ;
il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ;
il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout.
L'amour ne passera jamais. Un jour, les prophéties disparaîtront, le don des langues cessera, la connaissance que nous avons de Dieu disparaîtra.
En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles.
Quand viendra l'achèvement, ce qui est partiel disparaîtra.
Quand j'étais un enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j'ai fait disparaître ce qui faisait de moi un enfant. Nous voyons actuellement une image obscure dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai vraiment, comme Dieu m'a connu. Ce qui demeure aujourd'hui, c'est la foi, l'espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c'est la charité.
Evangile : La mission de Jésus est universelle (Lc 4, 21-30)
Acclamation :Alléluia. Alléluia.
De L'Orient à l'Occident, parmi toutes les nations,
on reconnaîtra le salut de notre Dieu. Alléluia.(Ps 66, 3)
Evangile de Jésus Christ selon saint Luc
Dans la synagogue de Nazareth, après la lecture du livre d"Isaïe, Jésus déclara : « Cette parole de l"Écriture que vous venez d"entendre, c"est aujourd"hui qu"elle s"accomplit. »
Tous lui rendaient témoignage ; et ils s'étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient : « N'est-ce pas là le fils de Joseph ? »
Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : 'Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s'est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton pays !' »
Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays.
En toute vérité, je vous le déclare : Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël ;
pourtant Élie n'a été envoyé vers aucune d'entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon.
Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; pourtant aucun d'eux n'a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien. »
A ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.
Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas.
Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin.
Dans sa lettre aux corinthiens, saint Paul nous adresse un message de la plus haute importance. Il s'agit d'une hymne à la charité. Ce texte biblique, nous le connaissons bien car il est souvent choisi lors des célébrations de mariage. Cela vaudrait la peine d'y revenir souvent. Nous pouvons même le relire en remplaçant le mot "Amour" par "Dieu". "Si je n'ai pas Dieu, je ne suis rien… Dieu prend patience… Dieu n'entretient pas de rancune…" Dieu est amour. Il ne sait pas être autre chose. Au jour de notre baptême, nous avons été immergés dans cet océan d'amour qui est en lui.
Et nous aujourd'hui, où en sommes-nous ? Nous pourrions aussi relire ce texte en remplaçant le mot "amour" par "je" : "Je prends patience ; Je rends service ; je ne jalouse pas ; je ne me vante pas, ne me gonfle pas d'orgueil ; je ne fais rien de malhonnête ; je ne cherche pas mon intérêt ; je ne m'emporte pas ; je n'entretiens pas de rancune ; Je ne me réjouis pas de ce qui est mal, mais je trouve ma joie dans ce qui est vrai ; je supporte tout, je fais confiance en tout, j'espère tout, j'endure tout...."
L'apôtre Paul nous adresse un très beau programme. Mais comment faire pour être toujours aussi patient et serviable ? Comment est-ce possible de ne pas être jaloux, de ne rien faire par malhonnêteté et ne pas entretenir de rancune ? Est-il vraiment possible de tout supporter et de tout endurer ? Reconnaissons qu'il y a un réel décalage entre ces belles paroles que nous proclamons et la manière dont nous vivons. Il suffit de voir avec quelle facilité on signe un acte de divorce. Et pourtant, quelle que soit notre pauvre vie, il nous faut proclamer l'évangile à temps et à contre temps et nous en imprégner au plus profond de nous-mêmes. C'est comme une lumière que nous accueillons en nous pour qu'elle rayonne auprès de tous ceux qui nous entourent.
D'ailleurs, saint Paul aurait bien fait de relire lui aussi sa très belle méditation sur l'amour. Nous savons par le livre des Actes des Apôtres qu'il s'est querellé avec Barnabé. On ne peut pas vraiment dire qu'il a "tout supporté." L'irritation était telle qu'ils ont été obligés de se séparer. Ils sont partis dans deux directions différentes pour la mission qui leur a été confiée. Cet épisode est réconfortant car il nous montre qu'entre la théorie et la pratique, il peut y avoir un grand décalage. Mais bien sûr, nous ne pouvons pas nous contenter d'une telle consolation.
Alors que faire ? Tout d'abord nous rappeler que Saint Paul a aussi accepté de se remettre en question. Il a reconnu qu'il faisait le mal qu'il ne voulait pas et qu'il ne faisait pas le bien qu'il voulait. Mais depuis sa conversion sur le chemin de Damas, il s'est attaché à Jésus Christ et à son évangile. C'est précisément ce qu'ont refusé les habitants de Nazareth. Rappelons-nous : il avait osé leur affirmer : "Aujourd'hui cette parole s'accomplit." C'est cette bonne nouvelle qui a provoqué la conversion de Saul. Il s'est laissé saisir par la parole du Christ et transformer par elle.
Jésus se présente comme celui qui vient réaliser les promesses d'Isaïe. Il apporte un message d'espérance aux pauvres, aux prisonniers, aux opprimés de toutes sortes. Il ne se contente pas de belles paroles mais il apporte la guérison, la libération. Et c'est également vrai pour nous aujourd'hui. Nous avons tous besoin d'un sauveur pour nous guérir de nos aveuglements et nous sortir de cette prison dans laquelle nous nous enfermons. Cette prison, c'est l'égoïsme qui nous replie sur nous-mêmes, c'est la rancune, c'est la course à l'argent… C'est de cela que le Christ veut nous libérer. Il suffit simplement que nous nous jetions dans les bras de Celui qui est l'Amour et qui ne cesse de nous tendre la main.
Malgré tous nos refus, le Seigneur ne cesse de poursuivre ses efforts pour ouvrir notre cœur. Il nous invite à ressembler à Dieu qui aime tous les hommes et veut les sauver tous. Il choisit des exemples bien concrets pour nous provoquer : Au temps d'Élie, c'est une étrangère qui a été protégée de la famine. Au temps d'Élisée, c'est un païen qui a été guéri de sa lèpre. En nous rappelant ces événements, Jésus veut nous montrer que l'amour de Dieu n'est pas réservé à quelques uns. Il est universel. En entendant cela, tous veulent jeter Jésus du haut d'un escarpement. Mais lui passe au milieu d'eux et va son chemin. Rien ne peut arrêter la Parole de Dieu.
Dans notre monde d'aujourd'hui, les choses n'ont guère changé. Nous voyons des gens s'installer bien confortablement dans leurs traditions et leurs certitudes. Ils n'acceptent pas d'être remis en question. Pendant ce temps, des gens qui étaient très loin de la foi se convertissent et se mettent en route à la suite du Christ. C'est un appel pour nous à entendre cet appel du psaume 94 : "Aujourd'hui, ne fermons pas notre cœur mais écoutons la voix du Seigneur."
"Seigneur Jésus, à force de te fréquenter depuis si longtemps, nous avons tendance à nous habituer à ta parole. Lorsque ton appel nous heurte de front, ne permets pas que notre cœur se rebelle, car tu nous parles tous les jours, toi le prophète qui démasques nos mensonges." Toi qui nous appelles à revenir à toi, guide-nous sur le chemin de la conversion et garde-nous fidèles à ton amour.
Jean Compazieu, prêtre de l'Aveyron ( 31/01/2010)
ARTICLE du 28/01/2010 15:54:24 Prier
Prier,
c'est laisser ce qu'on est en train de faire,
ce qu'on a fait, ce qu'on va faire,
laisser glisser toutes ses pensées
et attendre, libre et léger,
Dieu qui est là.
Prier,
c'est s'ouvrir largement,
comme on ouvre une porte en grand
et rester là, un moment,
tout ouvert, tout confiant,
prêt à recevoir Dieu qui est là.
Prier,
ça peut être aussi
faire de son corps un petit nid,
se replier et écouter très tendrement,
comme on écouterait un secret,
le calme de Dieu qui vit au fond de nous.
Prier,
ça peut être encore faire sur soi un signe de croix.
C'est une belle manière de montrer
que de haut en bas, de gauche à droite,
on s'expose tout entier à Dieu,
comme une plante s'expose au soleil, un arbre au vent.
Alors, on dit : - au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.