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ARTICLE du 02/02/2012 10:07:46 Présentation du Seigneur au Temple
Liturgie de la Parole.
Lecture de la lettre aux Hébreux (Hb 2,14-18)
Puisque les hommes ont tous une nature de chair et de sang, Jésus a voulu partager cette condition humaine : ainsi, par sa mort, il a pu réduire à l’impuissance celui qui possédait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le démon,
et il a rendu libres ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d'esclaves.
Car ceux qu'il vient aider, ce ne sont pas les anges, ce sont les fils d'Abraham.
Il lui fallait donc devenir en tout semblable à ses frères, pour être, dans leurs relations avec Dieu, un grand prêtre miséricordieux et digne de confiance, capable d'enlever les péchés du peuple.
Ayant souffert jusqu'au bout l'épreuve de sa Passion, il peut porter secours à ceux qui subissent l'épreuve.
Hb 2,14-18
Psaume : ( Ps 24, 7.8.9.10 )
R/ Gloire au Messie de Dieu, gloire à l'envoyé du Seigneur.
Portes, levez vos frontons,
élevez-vous, portes éternelles :
qu'il entre, le roi de gloire !
Qui est ce roi de gloire ?
C'est le Seigneur, le fort, le vaillant,
le Seigneur, le vaillant des combats.
Portes, levez vos frontons,
levez-les, portes éternelles :
qu'il entre, le roi de gloire !
Qui donc est ce roi de gloire ?
C'est le Seigneur, Dieu de l'univers ;
c'est lui, le roi de gloire.
Evangile : La présentation de Jésus Christ au Temple ( Lc 2, 22-40 )
Acclamation :Alléluia. Alléluia.
Voici la lumière qui éclaire les nations !
Voici la gloire d'Israël ! Alléluia.(cf. Lc 2, 32)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.
Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C'était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. L'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur. Poussé par l'Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient.
Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu ton salut,
que tu as préparé à la face de tous les peuples :
lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple. »
Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui.
Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. — Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. — Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre. »
Il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser.
Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s'éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. S'approchant d'eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
Lorsqu'ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L'enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.
ARTICLE du 30/01/2012 07:34:40 Quatrième dimanche du temps ordinaire
Notez bien :
A l'Abbaye Notre-Dame de Scourmont à Chimay: retraite de Carême avec la communauté monastique du vendredi 24 février ( Vêpres 18h00) au dimanche 26 février à 16h00. Inscriptions auprès du Frère Hôtelier ( 060/210.511 - hotellerie@chimay.be)
Offices
Samedi 28 janvier : La Buissière, 17h (pour les paroissiens).
Solre-sur-Sambre, 17h30 (pour Rose Rousselle et Henri Meurant).
Erquelinnes (Ste Th,.) 18h30 (pour Roger Canart & la Fam. Canart-Van Pevenaeyge et la fam. Noirot-Nicolas).
Dimanche 29 janvier :Montignies-St-Christophe, 8h15.
Bersillies-l’Abbaye, 10h.
Grand-Reng, 10h (pour Gisèle Lecocq).
Merbes-Ste-Marie, 11h15 (pour la fam. Debecq-Mignon).
Lundi 30: Solre-sur-Sambre, 17h.
Mardi 31 : Grand-Reng, 18h (pour Michel Galez).
Mercredi 1er février : Merbes-le-Château, 18h
Erquelinnes (St-G.), 18h.
Jeudi 2 : Hantes-Wihéries, 9h.
Vendredi 3 : Merbes-Ste-Marie 18h.
Liturgie de la Parole
1ère lecture : Moïse annonce le prophète des temps à venir ( Dt 18, 15-20 )
Lecture du livre du Deutéronome
Moïse dit au peuple d'Israël : « Au milieu de vous, parmi vos frères, le Seigneur votre Dieu fera se lever un prophète comme moi, et vous l'écouterez. C'est bien ce que vous avez demandé au Seigneur votre Dieu, au mont Horeb, le jour de l'assemblée, quand vous disiez : 'Je ne veux plus entendre la voix du Seigneur mon Dieu, je ne veux plus voir cette grande flamme, je ne veux pas mourir !'
Et le Seigneur me dit alors : 'Ils ont raison. Je ferai se lever au milieu de leurs frères un prophète comme toi ; je mettrai dans sa bouche mes paroles, et il leur dira tout ce que je lui prescrirai. Si quelqu'un n'écoute pas les paroles que ce prophète prononcera en mon nom, moi-même je lui en demanderai compte.
Mais un prophète qui oserait dire en mon nom une parole que je ne lui aurais pas prescrite, ou qui parlerait au nom d'autres dieux, ce prophète-là mourra. '»
Psaume : ( Ps 94, 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9 )
R/ Aujourd'hui, ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du Seigneur.
Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu'à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !
Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu'il conduit.
Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ? « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, où vos pères m'ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit.»
2ème lecture : La virginité pour le Seigneur ( 1Co 7, 32-35 )
Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens
Frères,
j'aimerais vous voir libres de tout souci. Celui qui n'est pas marié a le souci des affaires du Seigneur, il cherche comment plaire au Seigneur.
Celui qui est marié a le souci des affaires de cette vie, il cherche comment plaire à sa femme, et il se trouve divisé.
La femme sans mari, ou celle qui reste vierge, a le souci des affaires du Seigneur ; elle veut lui consacrer son corps et son esprit. Celle qui est mariée a le souci des affaires de cette vie, elle cherche comment plaire à son mari.
En disant cela, c'est votre intérêt à vous que je cherche ; je ne veux pas vous prendre au piège, mais vous proposer ce qui est bien, pour que vous soyez attachés au Seigneur sans partage.
Evangile : Jésus est le Prophète qui enseigne avec autorité ( Mc 1, 21-28 )
Acclamation :Alléluia. Alléluia. Béni soit le Seigneur notre Dieu : sur ceux qui habitent les ténèbres, il a fait resplendir sa lumière. Alléluia. (cf. Lc 1, 68.79)
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier :
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. »
Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. »
L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri.
Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. »
Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.
Frères et sœurs, en présentant Jésus au début de sa vie publique, l’évangéliste saint Marc souligne que les gens sont frappés par son enseignement. Il se démarque des scribes et autres guides spirituels par le fait qu’il enseigne en homme qui a autorité. Il faut croire que les autres s’agitent et crient trop fort ou bien qu’ils se noient dans des explications. Il émane de Jésus quelque chose de différent, de plus solide, de plus radical. Une force si grande qu’il n’a pas besoin de se défendre ou de se justifier.
Dans l’assemblée, un homme tourmenté par un esprit mauvais se lève pour le contester. La séance de prière à la synagogue risque de virer en assemblée tumultueuse ? Mais Jésus dit simplement : « Silence ! Sors de cet homme ». En quelques mots Jésus apparaît comme un homme animé d’une force tranquille. Un homme habité par l’Esprit et dont l’autorité en impose aux autres.
Lors de son procès, il en ira de même. Jésus est alors si plongé en Dieu, si habité par lui – si on peut utiliser de telles expressions en parlant de Jésus –, qu’il n’a pas besoin de préparer sa défense, de se réfugier derrière des techniques ou des subterfuges. Il se tait tout simplement. Mais son silence est lourd de tout un message, car l’autorité de Jésus repose dans la vérité de son être. Heureux ceux et celles qui lui ressemblent. « Dieu est la profondeur de leur être », écrivait il y a quelques années le théologien Paul Tillich.
Mais des questions se posent : n’aurions-nous hérité que du silence de Dieu ? Est-ce que Jésus intervient toujours avec autorité et de manière efficace dans nos vies ? Tout être humain cherche Dieu, mais parfois bien confusément, un peu comme un individu qui a trop bu et qui cherche sa maison ou sa voiture, sachant confusément qu’il en a une, mais il n’arrive plus à la trouver. On nous a joué des airs de flute, et nous n’avons pas dansé ; on nous a entonné des chants de deuil, et nous n’avons pas pleuré. Qui a pris ses distances : Dieu ou nous ?
Il était une fois un roi qui avait un serviteur chrétien ; celui-ci répétait souvent : « Tout ce que Dieu fait est bon ». Un jour, le roi était allé à la chasse sur le territoire appartenant à une tribu ennemie. Et il fut attaqué par une bête féroce qui lui arracha un doigt. Il se tordait encore de douleur quand il entendit son serviteur répéter : « Tout ce que Dieu fait est bon ». Inutile de vous dire que furieux, le roi le fit jeter en prison.
Quelques semaines plus tard, le roi retourne à la chasse avec quelques compagnons, toujours sur le territoire appartenant à la tribu ennemie. Mais cette fois-ci on l’attendait, et il fut fait prisonnier avec ses compagnons. Le lendemain les ennemis décidèrent d’offrir en sacrifice leurs prisonniers. Ils commencèrent par sacrifier les compagnons du roi. Quand vint son tour, les bras en l’air, le visage transformé par la peur, le roi cria des excuses, demanda pardon, fit des promesses.
Tout de suite, on a remarqué qu’il lui manquait un doigt. Et comme on n’offre pas de sacrifices qui ne sont pas parfaits, il fut relâché et renvoyé chez lui. De retour dans son royaume, il courut visiter son serviteur, toujours en prison, pour lui raconter son aventure et entendre son avis. Celui-ci lui dit : « Tout ce que Dieu fait est bon ! Le doigt que tu as perdu t’a sauvé la vie ! » Mais le roi de lui répliquer : « Si ton Dieu est tellement bon, pourquoi t’a-t-il laissé jeter en prison ? » Et le serviteur de répondre : « Si j’avais été à la chasse avec toi, j’aurais péri avec tes autres serviteurs ».
C’est une histoire qui finit presque bien ; mais toutes nos histoires ne finissent pas bien. A plus d’un chef, celle de Jésus : après trois ans de prédications et de services bien intentionnés auprès des plus pauvres, des malades et des infirmes, Jésus est arrêté, mis en prison, jugé, condamné, torturé, crucifié et finalement il meurt comme un criminel. Puisque tout ce que Dieu fait est bon, n’aurait-il pas dû se servir de sa toute-puissance pour épargner son Fils ?
Il semble que Dieu préfère ne pas écarter le mal par sa toute-puissance, qui écraserait la liberté humaine. Il choisit plutôt de s’introduire dans notre mal par son Fils fait homme, et de nous guérir par sa chair crucifiée. Isaïe avait d’ailleurs proclamé : « C’est par ses blessures que nous sommes guéris ». Jésus prend en effet sur lui les conséquences du péché et proclame le pardon et la conversion. C’est la mystérieuse leçon de la croix. Le mal n’est pas éliminé par la force, mais changé en bien par la vie, la mort et la résurrection du Christ. Saint Paul va traduire : « Non seulement tout ce que Dieu fait est bon, mais tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu ». Ainsi tous ceux qui choisissent d’imiter le Christ parviennent à vaincre avec lui le mal dans leur chair. Jésus guérit même de la mort. Mais il faut attendre l’événement pascal pour saisir tout le sens de la mission du Christ.
Par sa mort et sa résurrection, Jésus nous montre avec autorité le chemin vers le Royaume. Mais dans le monde d’aujourd’hui, tant de voix nous troublent et nous font douter de notre foi ! Nous avons certes à nous éduquer à discerner la Présence ardente de Dieu dans les paisibles heures de nos jours, dans nos flambées de joie et de bonheur, mais nous avons aussi à le reconnaître dans les ouragans, les tremblements de terre et les feux de nos existences : la maladie, les rêves brisés, les deuils et les peines. Il n’est pas anodin qu’au moment où Jésus commence son ministère public, un esprit mauvais entre en scène. Lorsque la lumière de la vérité se rend présente, les ténèbres tentent un ultime sursaut de résistance. Nous pouvons d’ailleurs lire au travers des propos de l’esprit mauvais les premiers obstacles à la rencontre de foi avec le Seigneur, obstacles auxquels nous avons sans doute déjà été confrontés dans notre combat spirituel de tous les jours.
En effet l’homme tourmenté par un esprit mauvais ne se laisse pas impressionner par les paroles de Jésus : « Je sais fort bien qui tu es, lui dit-il, tu es le Saint, le Saint de Dieu ». Cette affirmation peut nous paraître incroyable. Cet homme reconnaît la divinité de Jésus mais croit-il pour autant en lui ? Non, pas du tout, il sait qui est Jésus, mais il ne croit pas en lui. Combien d’entre nous savons qui est Jésus, savons ce qu’est la foi, savons en quoi consiste le fait d’être chrétien, mais ne croyons pas en Jésus. La foi n’est pas un savoir. Elle est d’abord et avant tout une rencontre avec le Christ, qui nous transforme et qui nous sauve. Mais notre rencontre du Christ dans le moment présent n’est pas immédiatement évidente et spontanée.
Souvent nous nous inquiétons et nous craignons que le péché et le mal aient prise sur nous et que nous ne puissions pas y échapper. Nous pensons que nous ne pouvons pas vivre comme le Seigneur nous le demande. Tous nos efforts pour progresser ont été bloqués par une puissance insidieuse, plus forte que notre vertu.
Et pourtant, la parole de Jésus fait fuir le mal sur le champ. Dans l’évangile que nous venons d’entendre, Jésus donne un ordre au Mauvais, et il se soumet. Le Mauvais craint la puissance du Christ. Il est réduit au silence et chassé par une seule parole du Christ. Le Christ peut-il faire la même chose en nous ? Oui, si nous mettons toute notre confiance en lui. C’est pourquoi je dois lui demander de me libérer de cette force pernicieuse qui me ronge et qui m’empêche d’aimer. Je dois en quelque sorte l’apprivoiser et me laisser apprivoiser par lui.
ARTICLE du 22/01/2012 06:18:41 « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle »
Offices
Samedi 21 janvier : Fontaine-Valmont, 17h . (pour les paroissiens)
Solre-sur-Sambre, 17h30 ( pour Germaine Robie, Madeleine Meunier et Jean-Baptiste Loosveld).
Hantes-Wihéries, 18h30. (pour Arthur Binamé)
Dimanche 22 janvier :Montignies-St-Christophe, 8h15.
Erquelinnes (St G.), 10h. (à une intention particulière).
Merbes-le-Château, 10h. (pour les épx Braibant-Van Wijmeersen).
Lundi 23: Solre-sur-Sambre, 17h (pour Yvonne et Roger Laurent) .
Mardi 24 : Grand-Reng, 18h (pour la fam. Joue-Durieux) .
Mercredi 25 :Erquelinnes (St-G.), 18h (pour Alice Barzin et les âmes du purgatoire).
Merbes-le-Château, 18h.
Jeudi 26 : Hantes-Wihéries, 9h.
Vendredi 27 : Erquelinnes-maison de retraite 16h (pour Léopold Haye).
Merbes-Ste-Marie 18h.
Liturgie de la Parole
1ère lecture : A l'appel du prophète, les païens se convertissent ( Jon 3, 1-5.10 )
Lecture du livre de Jonas
La parole du Seigneur fut adressée de nouveau à Jonas :
« Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne sur elle. »
Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur. Or, Ninive était une ville extraordinairement grande : il fallait trois jours pour la traverser.
Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant : « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! »
Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, prirent des vêtements de deuil.
En voyant leur réaction, et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés.
Psaume : ( Ps 24, 4-5ab, 6-7, 8-9 )
R/ Fais-nous connaître tes chemins, Seigneur !
Seigneur, enseigne-moi tes voies,
fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
car tu es le Dieu qui me sauve.
Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse,
ton amour qui est de toujours. Oublie les révoltes, les péchés de ma jeunesse ;
dans ton amour, ne m'oublie pas.
Il est droit, il est bon, le Seigneur,
lui qui montre aux pécheurs le chemin. Sa justice dirige les humbles,
il enseigne aux humbles son chemin.
2ème lecture : Le monde passe : vivons ce temps pour le Seigneur ( 1Co 7, 29-31 )
Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens
Frères,
je dois vous le dire : le temps est limité. Dès lors, que ceux qui ont une femme soient comme s'ils n'avaient pas de femme, ceux qui pleurent, comme s'ils ne pleuraient pas, ceux qui sont heureux, comme s'ils n'étaient pas heureux, ceux qui font des achats, comme s'ils ne possédaient rien, ceux qui tirent profit de ce monde, comme s'ils n'en profitaient pas. Car ce monde tel que nous le voyons est en train de passer.
Evangile : Jésus invite les hommes à la conversion, et appelle ses premiers Apôtres ( Mc 1, 14-20 )
Acclamation :Alléluia. Alléluia. Le règne de Dieu est venu jusqu'à vous ; croyez à la Bonne Nouvelle. Alléluia. (Mc 1, 15)
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
Après l'arrestation de Jean Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu ; il disait :
« Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. »
Passant au bord du lac de Galilée, il vit Simon et son frère André en train de jeter leurs filets : c'étaient des pêcheurs.
Jésus leur dit : « Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d'hommes. »
Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent.
Un peu plus loin, Jésus vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient aussi dans leur barque et préparaient leurs filets.
Jésus les appela aussitôt. Alors, laissant dans la barque leur père avec ses ouvriers, ils partirent derrière lui.
L’Evangile de ce dimanche nous montre Jésus qui prêche la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Il passe au bord de la mer. Ce n’est pas par hasard qu’il choisit cet endroit. Dans le monde de la Bible, la mer représente celui des forces mauvaises. On la supposait peuplée de monstres marins. C’est là que Jésus va annoncer la bonne nouvelle de l’évangile. Pour lui, il est urgent de sortir les hommes de l’univers de la mort. Son grand projet c’est de rassembler tous les hommes sur la montagne (symbole de la présence de Dieu). C’est là que Dieu donne rendez-vous à son peuple pour leur dire tout l’amour qu'il leur porte.
Le même Jésus continue à vouloir sauver tous les hommes de tous les temps. La fête de l’Epiphanie nous a rappelé qu’il est venu pour tous, y compris pour les étrangers. Pour remplir sa mission, il n’hésite pas à aller les chercher dans tous les lieux de perdition. Il veut les libérer de la haine, de la violence, de l’égoïsme et de tout ce qui les entraîne à leur perte. Nous sommes son bien le plus précieux et il veut tous nous combler de son amour. Plus tard, il dira qu’il n’est pas venu pour condamner le monde mais pour le sauver. Il ne parle pas de la colère de Dieu face à l’humanité coupable. Il ne vient pas pour "remettre les hommes à leur place" mais pour leur annoncer qu'ils sont fils de Dieu. Il vient allumer en eux le feu de la joie et de l'amour.
La tâche est immense. Pour embraser le monde de son amour, il fait appel à des hommes et des femmes. L'Evangile nous raconte la vocation des quatre premiers apôtres. Marchant au bord de la mer, il aperçoit des pêcheurs. Plus tard, ils découvriront que leur mission sera d'être des "pêcheurs d'hommes". Cette pêche ne sera pas une capture mais un sauvetage. Il s'agit de sortir les hommes de leur perdition symbolisée par la mer. L'important c'est de ramener tous les hommes à la vraie vie. Pour cette mission ont donné leur vie pour le salut du monde.
Le même Jésus continue à passer dans notre vie. Il nous rejoint dans toutes les situations, y compris les pires. Il nous redit à tous : "Venez à ma suite… Je rendrai votre vie belle et féconde… " C'est ainsi que des hommes et des femmes sont devenus des témoins de l'Evangile. Ils ont consacré toute leur vie à cette mission. Ils n'ont pas eu peur d'affronter l'indifférence, la haine et les persécutions. Ils avaient la ferme conviction que rien ne pouvait les séparer de l'amour du Christ. Nous aussi, nous sommes tous appelés. Cet appel pressant c'est celui de l'amour. Pour répondre à cet appel, il nous faut sortir de nos petits bonheurs, de nos biens, de nos manques. L'important c'est de tendre vers ce qui est à venir.
La première lecture nous raconte le témoignage de Jonas. Il est appelé par Dieu pour annoncer à la ville de Ninive que son péché entraînera sa destruction. Ninive est en Irak ; ce pays était déjà le pire ennemi d'Israël. Il l'avait écrasé d'une manière implacable. Or voilà que Dieu se préoccupe aussi du sort de Ninive. Il demande à Jonas de porter un ultimatum à cette ville. Après de nombreuses aventures, le prophète y va avec le peur au ventre. Il annonce à cette ville que dans quarante jours, elle sera détruite. "Les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, prirent un vêtement de deuil." Jonas pensait assister à la destruction de Ninive. Mais Dieu renonce à son projet. Il ne veut pas la mort du pécheur. Ce qu'il veut, c'est qu'il se convertisse et qu'il vive. Le bonne nouvelle est pour tous, y compris pour nos pires ennemis. Comme Jonas, nous devons apprendre à les regarder avec le regard de Dieu, un regard plein d'amour.
Comme les apôtres et comme Jonas, nous sommes tous appelés par le Seigneur. Bien sûr, tous n'ont pas à quitter leur métier pour aller annoncer l'Evangile. Mais nous sommes tous appelés à suivre Jésus. Tout au long de notre vie, nous sommes appelés à prendre des décisions importantes. Quand cela arrive, nous devons chercher à connaître à à accomplir ce que Dieu attend de nous. Tout cela, nous le faisons à la lumière du grand commandement que Jésus nous a laissés : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force." Plus tard, il nous recommandera de ne pas nous laisser "envahir par les soucis de la vie, les séductions de la richesse et autres convoitises" qui étouffent la Parole de Dieu et l'empêche de produire du fruit.
Ne perdons pas de vue ce qui est au cœur de la mission. Avec Jésus et comme lui, nous avons à "crier" l'Evangile, à enseigner et à guérir les cœurs. Dieu veut se faire connaître de tous les hommes et les rassembler tous dans son Royaume. Nous sommes dans la semaine de prière pour l'unité des Eglises. En communion avec tous les chrétiens des différentes confessions, nous nous tournons ensemble vers le Christ. C'est autour de lui et non autour de nos certitudes que doit se construire cette unité de ses disciples. C'est absolument indispensable si nous voulons que notre témoignage porte du fruit.
En ce jour, nous entendons la supplication du Seigneur :
"Allez-vous en sur les places et sur les parvis!
Allez-vous en sur les places y chercher mes amis,
Tous mes enfants de lumière qui vivent dans la nuit,
Tous les enfants de mon Père séparés de Lui,
Allez-vous en sur les places
Et soyez mes témoins chaque jour."
ARTICLE du 15/01/2012 06:17:23 2ème dimanche du Temps Ordinaire
Offices
Samedi 14 janvier : La Buissière, 17h (pour la Fie Faes-Myle).
Solre-sur-Sambre, 17h30 (pour Albert & Paula Ligot et Chantal Noël).
Erquelinnes (Ste Th,.) 18h30 (pour Bernard Claisse, la Fie Delafontaine-Goethoys et la Fie Martin-Lesoile).
Dimanche 15 janvier :Montignies-St-Christophe, 8h15.
Bersillies-l’Abbaye, 10h.
Grand-Reng, 10h (pour Marie-Rose Paternostre).
Merbes-Ste-Marie, 11h15 (pour les paroissiens).
Lundi 16: Solre-sur-Sambre, 17h.
Mardi 17 : Grand-Reng, 18h (pour la Fie Gallez-Vandersanden).
« Tous, nous serons transformés par la victoire de Notre Seigneur Jésus-Christ… » C’est sur ce thème que nous espérons nous retrouver très nombreux le mercredi 18 janvier à 18h30 à l’église St Georges d’Erquelinnes, en cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens, avec notre Doyen, l’abbé Michel ; le pasteur protestant Vincent Bianchi et le père orthodoxe Nicola. Bienvenue à tous !
Liturgie de la Parole.
1ère lecture : Vocation de Samuel ( 1S 3, 3b-10.19 )
Lecture du premier livre de Samuel
Samuel couchait dans le temple du Seigneur, où se trouvait l'arche de Dieu. Le Seigneur appela Samuel, qui répondit : « Me voici ! » Il courut vers le prêtre Éli, et il dit : « Tu m'as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je ne t'ai pas appelé. Retourne te coucher. » L'enfant alla se coucher. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d'Éli, et il dit : « Tu m'as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je ne t'ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. » Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée.
Une troisième fois, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d'Éli, et il dit : « Tu m'as appelé, me voici. » Alors Éli comprit que c'était le Seigneur qui appelait l'enfant, et il lui dit : « Retourne te coucher, et si l'on t'appelle, tu diras : 'Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.' » Samuel retourna se coucher. Le Seigneur vint se placer près de lui et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. »
Samuel grandit. Le Seigneur était avec lui, et aucune de ses paroles ne demeura sans effet.
Psaume : ( 39, 2abc.4ab, 7-8a, 8b-9, 10cd.11cd )
R/ Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté.
D'un grand espoir j'espérais le Seigneur :
il s'est penché vers moi.
En ma bouche il a mis un chant nouveau,
une louange à notre Dieu.
Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j'ai dit : « Voici, je viens. »
Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j'aime :
ta loi me tient aux entrailles.
Vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.
J'ai dit ton amour et ta vérité
à la grande assemblée.
2ème lecture : Notre corps appartient au Seigneur ( 1Co 6, 13b-15a.17-20 )
Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens
Frères,
notre corps n’est pas fait pour la débauche, il est pour le Seigneur Jésus, et le Seigneur est pour le corps ; et Dieu, par sa puissance, a ressuscité le Seigneur et nous ressuscitera nous aussi. Ne le savez-vous pas ? Vos corps sont les membres du Christ. Quand on s'unit au Seigneur, cela ne fait qu'un seul esprit. Fuyez la débauche. Tous les péchés que l'homme peut commettre sont extérieurs à son corps ; mais la débauche est un péché contre le corps lui-même.
Ne le savez-vous pas ? Votre corps est le temple de l'Esprit Saint, qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu ; vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes, car le Seigneur a payé le prix de votre rachat. Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps.
Evangile : Vocation des trois premiers disciples ( Jn 1, 35-42 )
Acclamation :Alléluia. Alléluia. En Jésus Christ,
nous avons reconnu le Messie :
par lui nous viennent grâce et vérité. Alléluia. (cf. Jn 1, 41.17)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Jean Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit :
« Voici l'Agneau de Dieu. »
Les deux disciples entendirent cette parole, et ils suivirent Jésus. Celui-ci se retourna, vit qu'ils le suivaient, et leur dit :
« Que cherchez-vous ? »
Ils lui répondirent : « Rabbi (c'est-à-dire : Maître), où demeures-tu ? »
Il leur dit : « Venez, et vous verrez. »
Ils l'accompagnèrent, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là.
C'était vers quatre heures du soir.
André, le frère de Simon-Pierre, était l'un des deux disciples qui avaient entendu Jean Baptiste et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d'abord son frère Simon et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie (autrement dit : le Christ).
André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t'appelleras Képha » (ce qui veut dire : pierre).
"Parle, Seigneur, ton serviteur écoute." C'est la prière que le jeune Samuel a apprise de la part du prêtre Eli. C'est un appel à la disponibilité à l'égard de Dieu qui a toujours des choses importantes à nous dire. Samuel a été appelé par son nom. Il en a été de même pour nous au jour de notre baptême. Le prêtre s'adresse à celui qui va être baptisé et lui dit : "… Au nom de la communauté chrétienne, je t'accueille avec une grande joie." Le Seigneur ne parle pas à une troupe anonyme mais à des personnes bien précises. Chacun est unique à ses yeux. Chacun fait l'objet d'un unique amour.
"Parle, Seigneur, ton serviteur écoute." Voilà une prière que nous devrions dire le plus souvent possible. Quand nous entrons dans une église, quand nous ouvrons le livre de la Parole de Dieu, le Seigneur est là. C'est lui qui nous accueille. Il a un message de la plus haute importance à nous transmettre. Nous commençons notre prière en nous mettant à l'écoute du Seigneur. C'est un temps de silence et de recueillement car le Seigneur ne parle pas dans le bruit. Trop souvent, on pense que la prière c'est beaucoup de paroles. On oublie alors que c'est aussi un temps d'écoute.
"Parle, Seigneur, ton serviteur écoute." C'est la prière qu'un adulte a enseignée à un enfant. C'est vrai également pour nous aujourd'hui. Quand nous accueillons des enfants pour le catéchisme, nous essayons de les orienter vers cette attitude d'écoute du Seigneur. C'est aussi la démarche des parents, des grands parents et de toute la communauté chrétienne. Notre mission à tous c'est d'apprendre aux enfants à accueillir la Parole de Dieu. Ils ont besoin du témoignage de notre foi et de notre prière. C'est vrai qu'ils sont souvent un peu excités. Le tourbillon de la vie et le bruit ne favorisent pas toujours cette écoute. Nous en sommes tous là. Nous avons tous besoin de retrouver des lieux qui favorisent le recueillement. Dieu ne parle pas dans le bruit. Pour entendre sa Parole, il faut d'abord faire silence et écouter.
Dans l'évangile, la voix entendue n'est plus une voix sans visage. La personne qui parle c'est Jésus. Jean Baptiste le désigne comme "l'Agneau de Dieu". Deux disciples se mettent à suivre Jésus. Quand il les voit, il leur dit : "Que cherchez-vous ?". Cette question, il continue à nous la poser : Que cherchez-vous, vous qui êtes venus dans cette église ? Que cherchez-vous tout au long de vos journées et de vos semaines. Il est important que nous entendions tous cette question. Ils sont nombreux ceux et celles qui ne savent pas bien où ils en sont. Mais le Seigneur s'arrange toujours pour mettre sur leur route les personnes qu'il faut pour les aider à le rencontrer.
Dans l'évangile de ce jour, les deux disciples répondent à la question de Jésus par une autre question : "Maître, où demeures-tu ?" Ce verbe demeurer signifie "habiter quelque part et y rester". Jésus leur répond : "venez et vous verrez !"C'est ainsi qu'ils se sont mis à le suivre. L'évangile ne nous donne pas de détail. Il nous dit simplement : "Ils l'accompagnèrent et ils restèrent avec lui ce jour-là." Pour eux, Jésus est un inconnu. La meilleure manière de le connaître c'est d'aller chez lui, de le rencontrer dans sa maison et de rester avec lui dans son quotidien.
Mais quand nous lisons l'évangile de saint Jean, il nous faut aller plus loin. Il voudrait éveiller en nous le désir de savoir où demeure Jésus. Toute vie chrétienne suppose ce désir continuel de demeurer près de lui. Plus tard, ils apprendront de lui qu'il demeure auprès du Père et que le Père demeure en lui. Il existe entre Jésus et son Père une union vitale, un vivre ensemble réciproque. Par la suite, il invitera ses disciples à demeurer en lui. Dans son discours sur le Pain de Vie, il dira : Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui." C'est pour cette raison que l'Eucharistie est si importante. Nous demeurons dans le Christ et lui demeure en nous pour nous faire vivre de sa vie et de son amour.
Il y a enfin une autre bonne nouvelle que le Nouveau Testament nous révèle d'une manière plus explicite : Jésus est ressuscité. Il est vivant pour toujours auprès du Père. C'est là qu'il demeure éternellement. Un jour, il avait annoncé qu'il partait leur préparer une place. Nous sommes tous appelés à entrer dans cette demeure éternelle que Jésus appelle de Royaume de Dieu. Nous nous y préparons en vivant le grand commandement de l'amour de Dieu et du prochain. Il est absolument essentiel de conserver cette relation d'intimité avec Jésus. La prière est absolument essentielle mais elle ne suffit pas. C'est toute notre vie qui doit être une union intime avec lui.
Seigneur, nous te prions : tu nous appelles en cette Eucharistie à devenir tes disciples. Fais-nous grandir dans la fidélité à ta Parole et nous serons porteurs de ta bonne nouvelle maintenant et toujours. Amen
Jean Compazieu- Prêtre de l'Aveyron
ARTICLE du 07/01/2012 08:27:36 L'Epiphanie
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Solidarité sans détours
Le 8 janvier 2012, fête de l’Epiphanie, c’est la journée de l’Afrique : la collecte est destinée aux Eglises des Grands Lacs. Le thème proposé par Missio est « Solidarités sans détours ».
Nous mettre à l’écoute des Eglises Africaines, promouvoir une solidarité réelle avec elles et avec la population de l’Eglise des grands lacs, en particulier les populations de la République Démocratique du Congo, du Burundi et du Rwanda, voilà ce à quoi l’Eglise nous invite en ce jour.
Offices
Samedi 7 janvier : Fontaine-Valmont, 17h .
Solre-sur-Sambre, 17h30 ( pour Serge Stéphenne et sa fille Anita).
Hantes-Wihéries, 18h30. (pour Louis Leroy et Raymonde Wattiez)
Dimanche 8 janvier :Montignies-St-Christophe, 8h15.
Erquelinnes (St G.), 10h. (pour la Fam. Coppens-Haelterman).
Merbes-le-Château, 10h. (pour la Fam. Bughin).
Lundi 9: Solre-sur-Sambre, 17h .
Mardi 10 : Grand-Reng, 18h (pour la fam. Godin-Leblanc) .
Mercredi 11 :Erquelinnes (St-G.), 18h (pour les défunts recommandés).
Merbes-le-Château, 18h.
Jeudi 12 décembre : Hantes-Wihéries, 9h.
Vendredi 13 : Merbes-Ste-Marie 18h.
Liturgie de la Parole
1ère lecture : Les nations païennes marchent vers la lumière de Jérusalem (Is 60, 1-6)
Lecture du livre d'Isaïe
Debout, Jérusalem ! Resplendis : elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s'est levée sur toi. Regarde : l'obscurité recouvre la terre, les ténèbres couvrent les peuples ; mais sur toi se lève le Seigneur, et sa gloire brille sur toi. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore. Lève les yeux, regarde autour de toi : tous, ils se rassemblent, ils arrivent ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur les bras. Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d'au-delà des mers afflueront vers toi avec les richesses des nations. Des foules de chameaux t'envahiront, des dromadaires de Madiane et d'Épha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l'or et l'encenset proclamant les louanges du Seigneur.
Psaume : Psaume 71 71, 1-2, 7-8, 10-11, 12-13
R/ Parmi toutes les nations, Seigneur, on connaîtra ton salut
Dieu, donne au roi tes pouvoirs,
à ce fils de roi ta justice.
Qu'il gouverne ton peuple avec justice,
qu'il fasse droit aux malheureux !
En ces jours-là, fleurira la justice,
grande paix jusqu'à la fin des lunes !
Qu'il domine de la mer à la mer,
et du Fleuve jusqu'au bout de la terre !
Les rois de Tarsis et des Iles apporteront des présents.
les rois de Saba et de Seba feront leur offrande.
Tous les rois se prosterneront devant lui,
tous les pays le serviront.
Il délivrera le pauvre qui appelle
et le malheureux sans recours.
Il aura souci du faible et du pauvre,
du pauvre dont il sauve la vie.
2ème lecture : L'appel au salut est universel (Ep 3, 2-3a.5-6)
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens
Frères,
vous avez appris en quoi consiste la grâce que Dieu m'a donnée pour vous ; par révélation, il m'a fait connaître le mystère du Christ.
Ce mystère, il ne l'avait pas fait connaître aux hommes des générations passées, comme il l'a révélé maintenant par l'Esprit à ses saints Apôtres et à ses prophètes. Ce mystère, c'est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile.
Evangile : Les mages païens viennent se prosterner devant Jésus (Mt 2, 1-12)
Acclamation :Alléluia. Alléluia. Nous avons vu se lever son étoile, et nous sommes venus adorer le Seigneur. Alléluia. (cf. Mt 2, 2)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent : « A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
Sur ces paroles du roi, ils partirent.
Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.
Il existait dans l’antiquité un réseau de routes commerciales entre l’Asie et l’Europe, allant de la Chine jusqu’à Antioche en Syrie, à laquelle les historiens et les géographes ont donné à l’époque moderne le nom de « Route de la soie ». Cette route est mentionnée dans les chroniques chinoises et romaines à partir du 4ème siècle avant le Christ. Par cette route transitaient non seulement la soie, mais des métaux précieux comme l’or, de l’encens, des épices, de la myrrhe et bien d’autres choses, y compris les armes. Transitaient aussi des traditions philosophiques et religieuses ainsi que des traditions ascétiques venues d’Extrême Orient jusqu’à Qumran, par exemple.
Lorsque Matthieu, dans le récit symbolique de son Évangile que nous venons de lire, fait intervenir des mages venus d’Orient, il se réfère à une réalité que ses contemporains pouvaient facilement comprendre, car ces échanges, et l’apparition soudaine de commençants ou de sages venus de pays très lointains de l’Orient n’étaient pas pour eux une chose inconnue.
Mais que veut nous dire alors Matthieu à travers ce charmant récit. Matthieu écrit pour des communautés chrétiennes issues du judaïsme. Il ne manque pas une occasion pour leur rappeler que le salut apporté par Jésus de Nazareth est destiné non seulement aux Juifs mais à tous les peuples de toutes les nations. C’est ce qu’il fait ici dès les premières pages de son Évangile.
Ces trois personnages, qui possèdent la sagesse et ont à leur disposition des richesses de toutes sortes, sont conduits par une lumière mystérieuse qui les remplit de joie vers un nouveau roi. Sur leur route ils rencontrent l’ambition humaine aussi bien du vieux roi Hérode qui se sent menacé dans son pouvoir fragile que l’inquiétude de tout Jérusalem, à commencer par les chefs des prêtres et les scribes qui savent où doit naître le Messie, mais ne se préoccupent aucunement d’aller l’y rencontrer. Les Mages rencontrent surtout la méchanceté sournoise d’Hérode qui veut les utiliser pour savoir où se trouve celui qu’il a déjà décidé d’éliminer.
L’enseignement de cette introduction à l’Évangile de Matthieu est assez simple : Le salut apporté par Jésus, né à Bethlehem, est pour toutes les nations. Il est venu parmi les siens, mais les siens ne l’ont pas reçu, comme écrira Jean quelques décennies plus tard. Les siens, d’accord avec le pouvoir romain, le feront mettre à mort pour des motifs sordides d’opportunisme politique.
L’histoire se répète. La Route de la soie fut pratiquée durant plusieurs siècles. On sait que Marco Polo l’utilisa au 13ème siècle et serait même la seule personne connue (avec son père et son oncle), à l’avoir parcourue dans son entier. Mais elle tomba en désuétude à cause des dangers qu’elle comportait, et fut graduellement remplacée par des routes maritimes. Or, de nos jours, les grandes puissances, aussi bien celle de la Chine que celle d’Amérique parlent depuis quelques décennies d’une Nouvelle Route de la Soie, reliant les contrées riches en pétrole et en gaz naturel de l’ancien empire soviétique, à la Chine, en passant par l’Afghanistan, le Pakistan et l’Inde, contournant l’Iran. Une route de la soie qui véhiculera entre autre les nouveaux produits précieux que sont le pétrole et le gaz naturel.
Si je dis que l’histoire se répète c’est que la même attitude calculatrice qui conduisit à l’extermination des enfants de Bethlehem est probablement à l’origine des guerres qui déchirent actuellement les pays de cette partie du monde et aussi les guerres et les changements de régime auxquels les médias semblent s’efforcer de plus en plus de nous préparer.
Que pouvons-nous faire dans cette situation ? -- Être attentifs à la lumière, comme les Mages, nous réjouir lorsqu’elle nous est manifestée, reconnaître la présence du Christ dans tout ce qui est pauvre, petit et nécessiteux. Avoir aussi le courage de prendre une route autre que celle qui mène à la guerre et à la destruction, mais qui mène plutôt à la communion et au partage.
En ce début de l’année, que tous – surtout les politiciens et les hommes de finance -- commencent avec une certaine trépidation, demandons pour nous-mêmes, ainsi que pour nos chefs religieux et politiques la grâce de discerner dans notre horizon la lumière qui donne la joie et qui conduit à Dieu – Dieu qui aime se faire découvrir dans tout ce qui est le plus humble, le plus faible et le plus vulnérable.
Armand VEILLEUX - Père Abbé de l'Abbaye de Scourmont